La souscription ou l'achat d'une part de SCPI est un investissement de nature immobilière à long terme. La durée de conservation recommandée se situe entre 8 et 10 ans et est indiquée dans le Document d'Informations Clefs (DIC) de chaque SCPI.
Les performances passées ne préjugent pas des performances futures et l'investisseur en SCPI est exposé à des risques :
Risque de perte en capital -
Le capital investi n'est pas garanti, sa valeur peut varier à la hausse comme à la baisse en fonction en particulier de l'évolution des marchés immobiliers.
Risque de baisse des revenus -
Ni le taux de distribution ni le dividende ne sont garantis. Les performances passées ne présagent pas des performances futures.
Risque de liquidité -
Ni la société de gestion, ni la SCPI elle-même ne garantissent la revente ou le retrait des parts. La sortie n’est possible que s’il existe une contrepartie ou s'il a été mis en place un mécanisme de cession des actifs en vertu de la réglementation (dans ce dernier cas la SCPI peut proposer un prix de sortie réduit).
Risque de change -
Certaines SCPI investies à l'étranger peuvent comporter un risque de change lié aux devises étrangères de pays situés hors de la zone euro. Ce risque peut avoir un impact négatif sur la valorisation des actifs immobiliers ainsi que sur les revenus associés.
Risque lié à la gestion discrétionnaire -
Le style de gestion pratiqué par la société de gestion pour le compte de la SCPI repose sur des anticipations de l’évolution des différents marchés et sur la sélection et la gestion des actifs. Il existe un risque que la SCPI ne soit pas investie sur les marchés ou immeubles les plus performants.
Praemia Hotels Europe, anciennement Primofamily, clôture un exercice de transition marqué par l'affirmation de son repositionnement stratégique vers l'hôtellerie européenne. Ce changement d'identité accompagne une évolution progressive du patrimoine dont la part des actifs hôteliers atteint désormais 63,40 % de la valeur du portefeuille contre 58,40 % un an plus tôt. Pour autant, l'exercice reste relativement calme sur le plan opérationnel avec l'absence totale d'acquisition et de cession. Les principaux indicateurs demeurent globalement stables : le taux d'occupation financier s'établit à 98,10 %, le résultat courant progresse à 7,66 €/part (+6,83 %) et la distribution atteint 7,95 €/part, soit un taux de distribution de 3,90 %. En revanche, la collecte est devenue marginale avec seulement 0,08 M€ de souscriptions sur l'ensemble de l'année et la liquidité reste fortement dégradée avec 118 566 parts en attente de retrait représentant 9,58 % du capital. Dans ce contexte, Praemia REIM poursuit sa réflexion autour du fonds de remboursement afin d'offrir des solutions de sortie aux associés souhaitant céder leurs parts.
SOUSCRIPTION - L'exercice 2025 confirme l'essoufflement commercial de Praemia Hotels Europe. La SCPI n'a collecté que 0,08 M€ sur l'ensemble de l'année contre 0,86 M€ en 2024. Les souscriptions ont été quasi inexistantes avec seulement 392 parts souscrites, intégralement utilisées pour compenser des retraits. La collecte nette est donc nulle. Malgré l'arrivée de 39 nouveaux associés, la situation de liquidité demeure particulièrement tendue. Au 31 décembre 2025, 118 566 parts sont inscrites en attente de retrait, soit 24,19 M€ au prix de souscription et 9,58 % du nombre total de parts. Ce niveau se situe désormais très proche du seuil réglementaire de 10 % souvent considéré comme un point d'attention pour les SCPI à capital variable. La capitalisation atteint 252,48 M€ pour 2 169 associés. Face à cette situation, la société de gestion propose d'assouplir les modalités du fonds de remboursement afin d'accélérer les possibilités de sortie pour les associés les plus anciens dans le registre des retraits.
ACQUISITION - Praemia Hotels Europe n'a réalisé aucune acquisition en 2025. Cette absence d'investissement s'inscrit dans un contexte où les ressources nouvelles sont devenues extrêmement limitées. Le patrimoine demeure composé de 119 actifs représentant 92 854 m², répartis entre hôtellerie, commerces, résidentiel et actifs mixtes. Le montant des placements immobiliers recule légèrement à 225,44 M€ contre 230,10 M€ fin 2024 (-2,03 %), principalement sous l'effet des ajustements de valorisation. La stratégie de transformation engagée par la société de gestion se poursuit néanmoins. La part de l'hôtellerie progresse à 63,40 % du patrimoine contre 58,40 % un an plus tôt, tandis que les actifs mixtes reculent à 12,90 %. Géographiquement, l'exposition internationale atteint désormais 39,00 % du patrimoine contre 37,70 % en 2024. La France représente encore 61 % des actifs, devant la Grèce (14,9 %), l'Irlande (14,7 %), la Belgique (5,2 %) et l'Espagne (3,9 %). Le taux d'engagement est stable à 30,90 %, contre 30,40 % fin 2024.
CESSION - Aucune cession n'a été réalisée au cours de l'exercice 2025. Le patrimoine est donc resté strictement inchangé durant l'année. Plusieurs opérations préparatoires ont toutefois été engagées. Deux promesses de vente ont notamment été signées fin 2025 sur les actifs Berryer à Paris 8e et Louise Michel à Levallois-Perret pour un montant cumulé de 17 M€, les actes définitifs ayant été réitérés en janvier 2026. Ces opérations devraient contribuer à renforcer les disponibilités de la SCPI au cours du prochain exercice. À ce stade, la société de gestion privilégie davantage l'évolution progressive de l'allocation du patrimoine vers l'hôtellerie que la multiplication des arbitrages.
GESTION - Les indicateurs d'exploitation demeurent particulièrement solides. Le taux d'occupation financier atteint 98,10 % à fin 2025 contre 98,70 % un an plus tôt. Cette légère baisse de 60 points de base reste marginale et traduit la bonne résilience du portefeuille. Le patrimoine comprend 473 lots dont seulement 1 946 m² vacants, soit un taux d'occupation physique de 97,9 %. La vacance concerne principalement quelques lots résidentiels répartis sur dix actifs. Le taux de vacance en recherche de locataire progresse légèrement à 1,90 % contre 1,30 % fin 2024 tandis que les locaux sous franchise de loyer représentent seulement 0,20 % du patrimoine. Ces indicateurs illustrent la bonne qualité opérationnelle du portefeuille. La stratégie de recentrage vers l'hôtellerie s'appuie par ailleurs sur une classe d'actifs qui a démontré ces dernières années une capacité de résilience supérieure à de nombreux segments immobiliers traditionnels.
VALORISATION - Le prix de souscription est resté stable à 204,00 €/part durant toute l'année 2025. Dans le même temps, la valeur de reconstitution recule de -2,27 % à 201,43 €/part contre 206,11 € fin 2024. Le prix de souscription ressort donc en légère surcote de +1,28 % par rapport à la valeur de reconstitution. La valeur de réalisation recule également de -2,47 %, traduisant la poursuite de l'ajustement des expertises immobilières observé sur l'ensemble du marché. La performance globale annuelle ressort à 1,43 %, combinant un taux de distribution de 3,90 % et une baisse de la valeur patrimoniale de -2,47 %. Les expertises menées par CBRE Valuation montrent néanmoins une relative résistance du patrimoine puisque la baisse à périmètre constant est limitée à -1,58 %. La valeur IFI communiquée pour la déclaration 2026 s'établit à 173,72 €/part pour un résident fiscal français et à 136,84 €/part pour un non-résident.
DISTRIBUTION - Praemia Hotels Europe a distribué en 2025 un dividende brut de 7,95 €/part, en hausse de +6,57 % par rapport aux 7,46 €/part versés en 2024. Cette distribution correspond à un taux de distribution de 3,90 %. Compte tenu de l'exposition internationale du portefeuille, la SCPI a également acquitté 0,27 €/part de fiscalité étrangère pour le compte des associés. Le dividende net ressort ainsi à 7,68 €/part. Le résultat courant progresse parallèlement à 7,66 €/part contre 7,17 €/part en 2024 (+6,83 %), illustrant l'amélioration progressive de la rentabilité opérationnelle du portefeuille. Le dividende apparaît ainsi quasiment intégralement couvert par le résultat de l'exercice.
CONVOCATION - L'Assemblée Générale Ordinaire d'approbation des comptes de Praemia Hotels Europe se tiendra le 25 juin 2026 à 10h00 au 36 rue de Naples à Paris. L'avis de convocation a été publié au Bulletin des Annonces Légales Obligatoires le 10 juin 2026. Plusieurs résolutions importantes seront soumises au vote des associés, notamment l'assouplissement des conditions d'accès au fonds de remboursement afin d'améliorer les possibilités de sortie des associés confrontés à la faiblesse de la liquidité. La société de gestion propose également plusieurs ajustements relatifs aux frais de mutation et aux modalités de gouvernance imposées par l'évolution de la réglementation applicable aux SCPI.
AVIS & PERSPECTIVES - L'exercice 2025 apparaît avant tout comme une année de transition pour Praemia Hotels Europe. Le changement de nom de Primofamily vers Praemia Hotels Europe traduit l'aboutissement d'une évolution stratégique engagée depuis plusieurs années vers une spécialisation accrue dans l'hôtellerie européenne. Sur le plan immobilier, cette orientation se matérialise progressivement avec une exposition hôtelière désormais supérieure à 63 % du patrimoine et des fondamentaux locatifs toujours très solides. En revanche, la situation du marché des parts demeure préoccupante. La collecte est devenue quasi inexistante et le registre des retraits continue de s'étoffer pour atteindre près de 10 % du capital. La mise en œuvre d'un fonds de remboursement plus flexible constitue une réponse pragmatique mais ne règle pas la question structurelle de l'absence de collecte. Les cessions réalisées début 2026 pourraient offrir des marges de manœuvre supplémentaires à la société de gestion. À court terme, Praemia Hotels Europe présente donc le profil d'une SCPI relativement stable sur le plan immobilier mais confrontée à une problématique de liquidité comparable à celle observée sur de nombreux véhicules historiques du marché. Le principal enjeu des prochains exercices sera de démontrer que le repositionnement hôtelier permet non seulement d'améliorer le rendement mais également de restaurer progressivement l'attractivité commerciale du véhicule.