La souscription ou l'achat d'une part de SCPI est un investissement de nature immobilière à long terme. La durée de conservation recommandée se situe entre 8 et 10 ans et est indiquée dans le Document d'Informations Clefs (DIC) de chaque SCPI.
Les performances passées ne préjugent pas des performances futures et l'investisseur en SCPI est exposé à des risques :
Risque de perte en capital -
Le capital investi n'est pas garanti, sa valeur peut varier à la hausse comme à la baisse en fonction en particulier de l'évolution des marchés immobiliers.
Risque de baisse des revenus -
Ni le taux de distribution ni le dividende ne sont garantis. Les performances passées ne présagent pas des performances futures.
Risque de liquidité -
Ni la société de gestion, ni la SCPI elle-même ne garantissent la revente ou le retrait des parts. La sortie n’est possible que s’il existe une contrepartie ou s'il a été mis en place un mécanisme de cession des actifs en vertu de la réglementation (dans ce dernier cas la SCPI peut proposer un prix de sortie réduit).
Risque de change -
Certaines SCPI investies à l'étranger peuvent comporter un risque de change lié aux devises étrangères de pays situés hors de la zone euro. Ce risque peut avoir un impact négatif sur la valorisation des actifs immobiliers ainsi que sur les revenus associés.
Risque lié à la gestion discrétionnaire -
Le style de gestion pratiqué par la société de gestion pour le compte de la SCPI repose sur des anticipations de l’évolution des différents marchés et sur la sélection et la gestion des actifs. Il existe un risque que la SCPI ne soit pas investie sur les marchés ou immeubles les plus performants.
Le Patrimoine Foncier a connu en 2025 une dynamique marquée par une contraction de la collecte et une forte tension sur la liquidité, dans un contexte de repli du marché secondaire et de baisse du taux d’occupation financier. La capitalisation se contracte légèrement, tandis que la structure patrimoniale reste centrée sur Paris intramuros. La distribution est maintenue à un niveau stable, soutenue par une progression du résultat courant, en dépit d’un environnement locatif plus dégradé. La valeur de reconstitution poursuit sa hausse, confirmant une décote significative du prix de part et une création de valeur latente persistante.
SOUSCRIPTION - La capitalisation atteint 119,95 M€, en baisse de -3,31 %, reflétant davantage les effets de valorisation et de flux secondaires que de croissance organique. Le nombre d’associés progresse légèrement à 3 087, illustrant une base investisseur relativement stable malgré la tension sur la liquidité. Le marché des parts reste actif mais contraint, avec une pression sur les délais de cession et une montée des parts en attente. Cette configuration traduit une phase de transition où la liquidité devient un facteur central d’analyse du véhicule, en lien direct avec la dégradation du TOF et la hausse des arbitrages implicites sur le marché secondaire.
ACQUISITION - Aucun investissement immobilier n’a été réalisé en 2025, traduisant une phase de consolidation du portefeuille existant et une absence de déploiement des ressources. Le patrimoine immobilier recule légèrement de 156,38 M€ à 153,65 M€, soit -1,74 %, en lien avec les mouvements d’expertise et la cession d’un actif. La structure du portefeuille reste fortement concentrée sur Paris intramuros, avec une part portée à 78 %, confirmant une stratégie de recentrage géographique. La répartition sectorielle demeure globalement stable, avec une prédominance des bureaux et de l’éducation, sans modification structurelle majeure du profil de risque. Cette situation traduit une phase de faible intensité d’investissement, où la structure du portefeuille reste stable, tandis que le TOF et la vacance deviennent les variables principales d’ajustement et que l’absence de levier limite les effets amplificateurs sur la performance.
CESSION - Une seule cession a été réalisée en 2025 pour un montant de 4,87 M€. Cette opération contribue à la gestion de la trésorerie et au financement des besoins courants, sans modification structurelle significative du patrimoine. La cession s’inscrit néanmoins dans une dynamique de rationalisation des actifs non contributifs à la performance, confirmant une approche sélective de la gestion. la cession agit comme un levier de liquidité ponctuelle tandis que la stratégie reste défensive sur la rotation d’actifs et l’impact sur la structure du portefeuille demeure limité mais ciblé.
GESTION - Le taux d’occupation financier connaît une baisse marquée à 81,50 % fin 2025 contre 96,43 % fin 2024, traduisant une dégradation significative de l’exploitation locative. Cette évolution est principalement liée à la libération d’actifs majeurs, notamment sur Paris, entraînant une hausse de la vacance à 18,50 %. Les franchises de loyers reculent, mais ne compensent pas la dégradation structurelle de l’occupation. Les surfaces sous gestion diminuent également de 39 592 m² à 35 127 m². Dans ce contexte, le TOF d’exploitation s’établit autour de 79,82 %, illustrant une tension opérationnelle accrue.
VALORISATION - Le prix de part recule de -3,31 % à 1 428,00 €. La valeur de reconstitution progresse en revanche à 2 080,39 €, soit +2,51 %, confirmant une décote importante du prix de part de -31,36 %. La valeur de réalisation suit également une trajectoire haussière de +2,36 %, traduisant une amélioration des fondamentaux immobiliers. Le rendement global immobilier atteint 8,15 %, combinant un taux de distribution de 5,79 % et une variation positive de l’ANR. La valeur IFI s'établit à 1 241,07 €. la décote structurelle du prix de part constitue un élément central tandis que la valeur de reconstitution confirme une création de valeur latente et la dynamique immobilière reste globalement résiliente malgré la pression de marché.
DISTRIBUTION - La distribution 2025 s’établit à 85,48 €/part, en hausse de +1,76 %, tandis que le résultat courant progresse significativement à 99,01 €/part, soit +10,90 %. L’écart entre résultat et distribution traduit une capacité de couverture confortable, sans déséquilibre structurel. Le taux de distribution de 5,79 % reste stable dans un environnement de marché contraint, soutenu par une base de revenus immobiliers solide. Le mécanisme de distribution intègre également des éléments exceptionnels liés à des reprises, sans remettre en cause la soutenabilité globale. le résultat courant couvre largement la distribution tandis que la stabilité du dividende reflète une gestion prudente et la performance reste portée par la résilience des revenus locatifs. L’analyse en rendement implicite renforce l’intérêt de la décote actuelle.
CONVOCATION - L’Assemblée Générale Ordinaire s’est tenue dans un cadre classique d’approbation des comptes 2025, sans opposition majeure formulée par le conseil de surveillance. Les résolutions proposées par la société de gestion ont été globalement validées, dans un contexte marqué par des remarques sur la diffusion du rapport annuel et l’accès à l’information des associés. Le conseil souligne néanmoins des points de vigilance relatifs à la transparence et à la complétude des informations transmises. la gouvernance reste stable tandis que les enjeux de transparence documentaire sont mis en avant et la relation investisseurs constitue un point d’attention secondaire mais récurrent.
AVIS & PERSPECTIVES - L’exercice 2025 confirme une phase de transition marquée par une dégradation du TOF mais également par une progression des valeurs de reconstitution et une stabilité de la distribution. La structure patrimoniale reste défensive, centrée sur Paris, sans exposition au levier bancaire. La décote importante du prix de part constitue un élément central de lecture, dans un contexte où la valeur intrinsèque du portefeuille reste supérieure au prix de marché. la dynamique globale reste défensive mais résiliente tandis que la décote constitue un facteur de soutien potentiel à long terme et la phase actuelle s’apparente à une restructuration de cycle immobilier.