La souscription ou l'achat d'une part de SCPI est un investissement de nature immobilière à long terme. La durée de conservation recommandée se situe entre 8 et 10 ans et est indiquée dans le Document d'Informations Clefs (DIC) de chaque SCPI.
Les performances passées ne préjugent pas des performances futures et l'investisseur en SCPI est exposé à des risques :
Risque de perte en capital -
Le capital investi n'est pas garanti, sa valeur peut varier à la hausse comme à la baisse en fonction en particulier de l'évolution des marchés immobiliers.
Risque de baisse des revenus -
Ni le taux de distribution ni le dividende ne sont garantis. Les performances passées ne présagent pas des performances futures.
Risque de liquidité -
Ni la société de gestion, ni la SCPI elle-même ne garantissent la revente ou le retrait des parts. La sortie n’est possible que s’il existe une contrepartie ou s'il a été mis en place un mécanisme de cession des actifs en vertu de la réglementation (dans ce dernier cas la SCPI peut proposer un prix de sortie réduit).
Risque de change -
Certaines SCPI investies à l'étranger peuvent comporter un risque de change lié aux devises étrangères de pays situés hors de la zone euro. Ce risque peut avoir un impact négatif sur la valorisation des actifs immobiliers ainsi que sur les revenus associés.
Risque lié à la gestion discrétionnaire -
Le style de gestion pratiqué par la société de gestion pour le compte de la SCPI repose sur des anticipations de l’évolution des différents marchés et sur la sélection et la gestion des actifs. Il existe un risque que la SCPI ne soit pas investie sur les marchés ou immeubles les plus performants.
Perial Hospitalité Europe (ex-PF Hospitalité Europe) publie un bilan 2025 contrasté : sur le plan opérationnel, la livraison en juillet 2025 de la clinique de Lindlar en Allemagne (10 500 m², 126 lits, bail ferme de 25 ans avec Limes pour 2,2 M€ de loyer annuel) porte le taux d'occupation financier à 99,30 % (+120 bp) et le résultat courant à 6,74 €/part (+15,61 %), permettant une distribution nette en hausse à 6,80 €/part (+9,68 %) contre 6,20 € en 2024. Sur le plan commercial, en revanche, la collecte brute s'effondre de -55,2 % à 4,77 M€ (contre 10,65 M€ en 2024) et la collecte nette ressort quasi nulle (-0,06 M€), pour une capitalisation stable à 333,04 M€. Le registre des parts en attente de retrait, inexistant fin 2024, a progressé tout au long de l'année jusqu'à 23 797 parts au T3, avant qu'un mécanisme de compensation différée activé au T4 n'annule 12 442 parts, ramenant le stock à 20 620 parts fin 2025 (3,73 M€, soit 1,12 % de la capitalisation). Le ratio de liquidité à 3 mois s'effondre cependant de 100 % en début d'année à 17 % au T4, et le délai de cession s'allonge de 0 à 17 mois sur l'exercice — une trajectoire à surveiller de près pour ce véhicule encore jeune dont la collecte constitue le principal moteur de développement.
SOUSCRIPTION - L'exercice 2025 marque un net ralentissement de la dynamique commerciale de Perial Hospitalité Europe, après plusieurs années de collecte soutenue depuis son lancement. La collecte brute recule de -55,2 % à 4,77 M€ (contre 10,65 M€ en 2024), pour une collecte nette quasi nulle de -0,06 M€ — 26 372 parts souscrites pour 4 766 682 € contre 47 342 parts en demande de retrait, dont seulement 26 722 compensées. La capitalisation reste stable à 333,04 M€ (-0,02 %) pour 8 623 associés. Le signal le plus préoccupant porte sur la trajectoire de la liquidité au fil de l'année : le registre des parts en attente de retrait, inexistant fin 2024, atteint 8 879 parts au T1, puis 16 341 parts au T2 — niveau qui a conduit à une mise sous surveillance de la SCPI selon le commentaire trimestriel — puis 23 797 parts au T3, avant qu'un mécanisme de compensation différée activé au T4 n'annule 12 442 parts (solde net de -12 442), ramenant le stock à 20 620 parts fin 2025 (3,73 M€, soit 1,12 % de la capitalisation). Si ce niveau de 1,12 % reste très inférieur aux seuils critiques observés sur d'autres SCPI de cette série, la dégradation continue du ratio de liquidité à 3 mois constitue le signal d'alerte le plus net : de 100 % aux T1-T3 2024, il chute à 56 % au T2 2025, puis 19 % au T3 et 17 % au T4. Corrélativement, le délai de cession s'allonge de 0 mois en début d'année à 17 mois fin 2025. Pour une SCPI encore en phase de développement, cette combinaison — collecte en chute libre, registre d'attente qui ne se résorbe que par annulation mécanique plutôt que par nouvelles souscriptions, et allongement continu des délais — appelle une vigilance particulière sur la capacité du véhicule à retrouver une dynamique commerciale autonome en 2026.
ACQUISITION - Aucune acquisition n'a été réalisée en 2025, l'exercice ayant été consacré à la finalisation des opérations engagées antérieurement, en particulier la livraison de la clinique de Lindlar en Allemagne en juillet 2025. Acquise en VEFA après des retards de chantier ayant pesé sur la performance des exercices précédents, cette clinique de soins haut de gamme (10 500 m² sur trois bâtiments, terrain arboré de plus de 55 000 m², 126 lits incluant des suites familiales) est désormais louée à Limes, société cotée spécialisée dans le traitement des troubles psychosomatiques et mentaux, sur la base d'un bail ferme de 25 ans pour 2,2 M€ de loyer annuel. Le placement immobilier progresse de +1,63 % à 355,64 M€. La répartition géographique reste 100 % étrangère : Allemagne 65,10 % (-240 bp), Espagne 18,00 % (+40 bp), Italie 13,20 % (+180 bp, effet Lindlar), Pays-Bas 3,70 %. La répartition sectorielle évolue avec la montée en puissance de l'hôtellerie : hôtels 40,40 % (+250 bp), santé 59,00 % (-200 bp), résidences gérées 0,60 %. Le taux d'engagement progresse à 27,00 % (+310 bp), la dette financière atteignant 98,21 M€ (+11,72 M€) via trois opérations de financement. Le LTV transparisé s'établit à 27,0 %, dans la limite statutaire de 40 %.
CESSION - Aucune cession n'a été réalisée en 2025, conformément à la phase de consolidation décrite par le Conseil de surveillance : sans acquisition ni cession, l'exercice a été centré sur la finalisation de la livraison de Lindlar, la maîtrise des charges d'exploitation et la structuration financière.
GESTION - Le TOF ASPIM atteint 99,30 % fin 2025 (+120 bp) par rapport à 98,10 % fin 2024. La vacance résiduelle de 0,70 % (-120 bp) est concentrée sur un seul actif : l'immeuble Grenade/Mano de Hierro en Espagne, seul bien du portefeuille non intégralement loué, pour lequel Perial Asset Management étudie activement plusieurs options de repositionnement patrimonial et locatif en 2026. Le TOF en exploitation effective est identique au TOF ASPIM (99,30 %), aucune franchise de loyer n'étant comptabilisée sur l'exercice (contre 0,90 % fin 2024). La WALB s'établit à 16,30 ans fin 2025 — en très léger retrait par rapport au pic de 17,00 ans observé au T2, mais demeurant exceptionnellement longue, offrant une visibilité locative pluriannuelle sur la quasi-totalité des revenus. Aucune libération ni renouvellement de bail n'est intervenu en 2025, l'ensemble des 29 baux du portefeuille (29 immeubles) étant en cours sans échéance proche. Les loyers encaissés progressent de 5,03 M€ (T3-T4 2024) à 5,19 M€ (T3-T4 2025), portés par la mise en exploitation de Lindlar à compter du T3.
VALORISATION - Le prix de souscription reste stable à 181,00 €/part sur l'ensemble de l'exercice 2025. La valeur de reconstitution recule de -2,59 % à 176,47 €/part (contre 181,17 € fin 2024 — un niveau qui était parfaitement aligné avec le prix de souscription à l'époque), plaçant désormais le prix de souscription en légère surcote de +2,57 %. La valeur de réalisation recule de -2,76 % à 142,38 €/part, alors que la variation des valeurs d'expertise à périmètre constant est limitée à -1 % selon le rapport annuel — l'écart entre ces deux chiffres s'explique par l'effet de l'augmentation de l'endettement (taux d'engagement passé de 23,90 % à 27,00 %) sur la valeur nette par part. Le rendement global immobilier (RGI) s'établit à 1,35 % (TD de 4,11 % diminué de -2,76 % de variation ANR). Le patrimoine est expertisé par BNP Paribas Real Estate Valuation France, à l'exception des actifs de santé allemands valorisés en interne.
DISTRIBUTION - Perial Hospitalité Europe a distribué un dividende annuel brut de 7,43 €/part en 2025 (+2,06 %) par rapport aux 7,28 €/part de 2024, pour un taux de distribution de 4,11 %. Avec 100 % du patrimoine situé à l'étranger (Allemagne, Espagne, Italie, Pays-Bas), la SCPI a acquitté 0,63 €/part de fiscalité à la source, ramenant le dividende net à 6,80 €/part, en progression notable de +9,68 % par rapport aux 6,20 €/part de 2024. La structure trimestrielle est nettement croissante, reflet direct de la montée en puissance de Lindlar : 1,55 €/part au T1, puis 1,84 €/part au T2 (+18,71 %), 1,91 €/part au T3, et 2,13 €/part au T4. La comparaison analytique révèle une légère surdistribution de 0,06 €/part par rapport au résultat courant de 6,74 €/part, financée par un prélèvement équivalent sur le report à nouveau, lequel recule de 0,21 €/part (11 jours de distribution) fin 2024 à 0,15 €/part (8 jours) fin 2025 — une marge de sécurité particulièrement réduite. Si la dynamique de distribution est clairement positive sur l'exercice, portée par l'amélioration opérationnelle (résultat net en hausse de +17 % à 12,37 M€), le RAN à 8 jours ne laisse quasiment aucune marge d'absorption en cas d'aléa locatif ou de retard supplémentaire sur le repositionnement de Grenade. Pour 2026, Perial annonce un taux de distribution prévisionnel de 4,20 %.
CONVOCATION - L'Assemblée Générale Ordinaire d'approbation des comptes 2025 de Perial Hospitalité Europe se tiendra le 11 juin 2026 à 14h00, à la Fédération Française du Bâtiment Grand Paris Île-de-France, 10 rue du Débarcadère, 75017 Paris — le même jour et au même lieu que les assemblées de Perial O2 (16h00) et Perial Grand Paris (11h00). L'avis de convocation a été publié au BALO le 22 mai 2026.
AVIS & PERSPECTIVES - Perial Hospitalité Europe illustre une tension entre qualité intrinsèque du patrimoine et dynamique commerciale en décrochage, qui mérite une vigilance particulière compte tenu de l'âge du véhicule. Sur le plan patrimonial, les atouts sont solides : TOF à 99,30 %, WALB de 16,3 ans, exploitants de qualité, label ISR renouvelé en 2025, et une trajectoire de résultat et de distribution clairement ascendante (+15,61 % de résultat courant, +9,68 % de dividende net) portée par la mise en exploitation de Lindlar. Mais le signal commercial est nettement moins favorable. Pour une SCPI lancée vers 2020-2021 et donc encore en phase de constitution de son patrimoine et de sa base d'associés, une collecte brute en recul de -55 % et une collecte nette quasi nulle représentent un changement de régime significatif par rapport aux exercices précédents. Le mécanisme de compensation différée activé au T4 2025 (annulation de 12 442 parts) a permis de réduire mécaniquement le stock de parts en attente de 23 797 à 20 620, mais n'a pas permis de le ramener à zéro — niveau qui prévalait encore fin 2024 — et surtout, la dégradation continue du ratio de liquidité à 3 mois sur les quatre trimestres (100 % -> 100 % -> 56 % -> 19 % -> 17 %) suggère que le ralentissement de la collecte n'est pas un accident ponctuel mais une tendance de fond sur l'ensemble de l'exercice. Le RAN à 8 jours de distribution laisse par ailleurs très peu de marge si la collecte ne repart pas rapidement, dans la mesure où une éventuelle dégradation du résultat courant ne pourrait plus être absorbée par les réserves. L'activité commerciale en 2026 constitue à ce titre le point à surveiller en priorité : la capacité à relancer la collecte nette déterminera si la fragilité de liquidité observée en 2025 reste un épisode transitoire ou s'installe durablement.