La souscription ou l'achat d'une part de SCPI est un investissement de nature immobilière à long terme. La durée de conservation recommandée se situe entre 8 et 10 ans et est indiquée dans le Document d'Informations Clefs (DIC) de chaque SCPI.
Les performances passées ne préjugent pas des performances futures et l'investisseur en SCPI est exposé à des risques :
Risque de perte en capital -
Le capital investi n'est pas garanti, sa valeur peut varier à la hausse comme à la baisse en fonction en particulier de l'évolution des marchés immobiliers.
Risque de baisse des revenus -
Ni le taux de distribution ni le dividende ne sont garantis. Les performances passées ne présagent pas des performances futures.
Risque de liquidité -
Ni la société de gestion, ni la SCPI elle-même ne garantissent la revente ou le retrait des parts. La sortie n’est possible que s’il existe une contrepartie ou s'il a été mis en place un mécanisme de cession des actifs en vertu de la réglementation (dans ce dernier cas la SCPI peut proposer un prix de sortie réduit).
Risque de change -
Certaines SCPI investies à l'étranger peuvent comporter un risque de change lié aux devises étrangères de pays situés hors de la zone euro. Ce risque peut avoir un impact négatif sur la valorisation des actifs immobiliers ainsi que sur les revenus associés.
Risque lié à la gestion discrétionnaire -
Le style de gestion pratiqué par la société de gestion pour le compte de la SCPI repose sur des anticipations de l’évolution des différents marchés et sur la sélection et la gestion des actifs. Il existe un risque que la SCPI ne soit pas investie sur les marchés ou immeubles les plus performants.
NCap Régions (anciennement Vendôme Régions) publie un bilan 2025 solide à l'occasion de ses dix ans d'existence, franchissant le cap symbolique du milliard d'euros de capitalisation (1 084,02 M€) avec une collecte nette de 92,83 M€, une liquidité parfaite et aucune part en attente de retrait. Le prix de part a été revalorisé de +1,79 % à 682,00 €/part en septembre 2025 — quatrième hausse depuis la création, pour une progression cumulée de +10 % en dix ans — portant la performance globale annuelle 2025 à 7,51 %. Onze acquisitions pour 156,40 M€ ont été réalisées dans 5 secteurs distincts, dont la première implantation hôtelière de la SCPI avec un 4 étoiles en VEFA à Nantes. La distribution s'établit à 38,30 €/part (taux de distribution de 5,72 %), quasi identique à 2024 (38,32 €), tirée par une progression des revenus immobiliers bruts par part de +6,55 % à 46,60 €. Deux signaux d'inflexion méritent attention : le taux d'occupation financier recule à 91,70 % (-100 bp), reflet d'une phase de renouvellement des premiers baux sur un patrimoine arrivé à maturité, et le résultat courant par part (38,06 €) converge vers la distribution (38,30 €), épuisant quasi intégralement le report à nouveau à 0,30 €/part.
SOUSCRIPTION - NCap Régions affiche en 2025 l'une des rares configurations positives de l'univers des SCPI : collecte brute de 113,99 M€, collecte nette de 92,83 M€, liquidité parfaitement fluide avec un ratio de cession stable entre 17 % et 20 % sur l'ensemble des trimestres, et aucune part en attente de retrait. Sur le marché secondaire, 31 337 parts ont changé de mains pour un volume de 21,17 M€, témoignant d'une demande acquéreuse suffisante pour absorber les retraits sans tension. La collecte nette marque cependant un ralentissement par rapport aux 129,53 M€ de 2024 (-12,1 %), traduit trimestre après trimestre par une décélération progressive : 25,93 M€ au T1, 27,63 M€ au T2, 23,77 M€ au T3, 16,37 M€ au T4. Ce ralentissement reste dans un contexte de marché global de la pierre-papier toujours sous pression, la SCPI se positionnant parmi les dix plus dynamiques du marché sur le premier semestre. La capitalisation progresse de +11,43 % à 1 084,02 M€ pour 25 169 associés (+2 978 sur l'exercice). La SCPI a enrichi ses services en 2025 avec la mise en place de virements programmés et du réinvestissement automatique des dividendes, et annonce la mensualisation des dividendes pour 2026 — des évolutions qui témoignent d'une gestion attentive à l'expérience associé.
ACQUISITION - L'exercice 2025 est le plus ambitieux de l'histoire de NCap Régions avec 11 acquisitions pour 156,40 M€, un volume supérieur à la collecte nette qui a conduit à un recours accru à l'endettement. La stratégie marque un double mouvement : premiumisation des actifs (Le Balthazar à Marseille pour 45,10 M€, site deeptech Cailabs à Rennes en VEFA pour 23,50 M€, hôtel Voco 4 étoiles à Nantes en VEFA pour 23,10 M€) et diversification sectorielle avec la première implantation hôtelière de la SCPI. Le patrimoine atteint 178 actifs pour 506 400 m², intégralement situés en France (100 %), avec une répartition stable : Régions 74 %, Île-de-France hors Paris 23 %, Paris 3 % (nouvelle entrée). La composition sectorielle évolue marginalement : bureaux 56 % (+100 bp), commerces 30 % (-200 bp), activités 14 % (+100 bp). Parmi les acquisitions emblématiques : bureaux Le Balthazar à Marseille-Euroméditerranée loués à Nexity, Pizzarotti et la Métropole Aix-Marseille-Provence ; actif industriel Saleri-comparable à Blois (12 330 m², 22 quais) loué à Enerflux/ACI (en redressement judiciaire depuis fin septembre 2025 — suivi attentif de Norma Capital) ; bureaux Lezennes loués au siège de Saint Maclou ; commerce Aldi Paris 14ème (1 253 m², 8,10 M€). Le taux d'engagement progresse à 20,36 % (+135 bp), la dette financière progressant de 17,97 M€ à 144,13 M€. Le Conseil de surveillance précise que les maturités sont bien gérées (durée moyenne 5 à 6 ans, sans « mur de dettes »), avec des taux d'emprunt actuels entre 3,90 % et 4,10 % pour un spread de 2,50 % à 3,00 % — un levier encore modéré mais dont la progression vers 25 % est anticipée en 2026.
CESSION - Deux cessions ont été réalisées au T4 2025 pour 2,90 M€, portant sur des actifs de bureaux à Jonage et Bailly-Romainvilliers, ainsi que des cessions partielles à Rennes et Lille, dans une logique d'ajustement du portefeuille. Ces arbitrages restent de faible ampleur au regard de la taille du patrimoine et s'inscrivent dans une politique sélective visant à céder les actifs à faible contribution ou dont la situation locative se dégrade. Norma Capital signale deux contentieux locatifs sur des actifs commerciaux à Englos : liquidation judiciaire de SAS CPJ ENGLOS (boulangerie, jugement du 23 juin 2025, résiliation effective) et liquidation de ENGLOS BIKE (vente de vélos, résiliation en septembre 2025) — deux petits locaux dont l'impact financier reste limité mais qui illustrent le risque locatif inhérent à la granularité du portefeuille de commerces régionaux.
GESTION - Le TOF ASPIM recule de -100 bp à 91,70 % fin 2025, dans un mouvement modéré et progressif tout au long de l'exercice (92,10 % au T1, 92,30 % au T2, 91,80 % au T3, 91,70 % au T4). La vacance brute s'établit à 8,30 % (+100 bp). En l'absence de franchises de loyers significatives déclarées, le TOF en exploitation effective est identique au TOF ASPIM à 91,70 % — un niveau qui reste solide en termes absolus, mais inférieur aux 95-98 % historiques des premières années de la SCPI. Le Conseil de surveillance identifie clairement la cause : NCap Régions entre dans une phase de maturité locative, les baux conclus lors des premières années d'investissement (2015-2018) arrivant en phase de renouvellement ou de renégociation, générant mécaniquement une hausse ponctuelle des surfaces vacantes et des délais de relocation. Sur les 178 immeubles en portefeuille, Norma Capital estime qu'une quinzaine pose problème en matière de renouvellement. La durée moyenne restante des baux s'établit à 5,5 ans, en légère amélioration par rapport au T1 (5,26 ans), grâce aux acquisitions récentes à baux longs (hôtel Voco 12 ans ferme, Maison Louis Drucker 11 ans, actif industriel Blois ferme). Le taux d'encaissement des loyers reste élevé à 96-97 % sur l'exercice. Les surfaces sous gestion progressent de +55 032 m² grâce aux acquisitions, pour atteindre 506 400 m² loués à 430 locataires — une granularité qui limite structurellement le risque de concentration.
VALORISATION - Le prix de souscription a été revalorisé de +1,79 % à 682,00 €/part le 2 septembre 2025 — quatrième hausse depuis la création en 2015, portant la progression cumulée à +10 % sur dix ans. Cette revalorisation est adossée à la stabilité des valeurs vénales expertisées par Cushman & Wakefield : la valeur de reconstitution s'établit à 698,26 €/part (-0,40 %) fin 2025, plaçant le prix de souscription en décote de -2,33 % par rapport à cette valeur de référence — une décote modérée qui témoigne d'une discipline de pricing cohérente avec la réalité patrimoniale. La valeur de réalisation recule légèrement de -1,05 % à 570,64 €/part, sous l'effet de la légère contraction des valeurs vénales à périmètre constant, partiellement amplifiée par le levier de 20,36 %. Le rendement global immobilier (RGI) s'établit à 4,67 % (TD de 5,72 % diminué de -1,05 % de variation ANR), en retrait par rapport aux 6,59 % de 2024 (qui bénéficiait d'une variation ANR positive de +0,87 %). La performance globale annuelle 2025 atteint 7,51 %, intégrant la revalorisation du prix de part (+1,79 %) et le taux de distribution (5,72 %). Le TRI à 10 ans s'établit à 6,13 % — performance solide pour une SCPI 100 % française à stratégie régionale. La valeur IFI 2025 s'établit à 575,24 €/part, identique pour les résidents et les non-résidents, reflet de l'exposition intégralement française du patrimoine.
DISTRIBUTION - NCap Régions a distribué un dividende annuel brut de 38,30 €/part en 2025, quasi stable par rapport aux 38,32 €/part de 2024 (-0,05 %), pour un taux de distribution de 5,72 %. La structure trimestrielle est croissante sur l'exercice : 8,50 € au T1, 9,00 € au T2, 9,50 € au T3, et 11,30 €/part au T4 (versé le 26 janvier 2026, +18,95 % vs T3) — une saisonnalité caractéristique du modèle de distribution de la SCPI depuis plusieurs exercices. Patrimoine 100 % français, le dividende brut est identique au dividende net (38,30 €/part), sans fiscalité étrangère ni retenue à la source. La comparaison analytique révèle un équilibre quasi parfait entre résultat courant et distribution : le résultat courant s'établit à 38,06 €/part pour une distribution de 38,30 €/part, soit un léger prélèvement de 0,24 €/part sur le report à nouveau (ratio de distribution de +0,63 %). Ce report à nouveau s'est réduit, tombant à 0,30 €/part fin 2025 (contre 0,65 €/part fin 2024 et 5,29 €/part fin 2023). Les revenus immobiliers par part progressent de +6,55 % à 46,60 €, grâce à l'effet volume des nouvelles acquisitions, mais cette amélioration brute est partiellement absorbée par la hausse des charges financières liée au recours accru à la dette.
CONVOCATION - L'Assemblée Générale Ordinaire d'approbation des comptes 2025 de NCap Régions s'est tenue le 21 avril 2026, à la Librairie 72 rue de Miromesnil, 75008 Paris. L'avis de convocation avait été publié au BALO le 3 avril 2026. Cette assemblée a notamment soumis aux associés plusieurs modifications statutaires : maintien d'un Conseil de surveillance de 5 à 7 membres (refusant la réduction à 3 membres autorisée par la réglementation), conservation de quorums de 10 % pour les AGO et 15 % pour les AGE, et encadrement de la communication de la liste des associés. La SCPI NCap Régions a également voté lors d'une AGE du 7 mai 2025 le changement de dénomination de Vendôme Régions en NCap Régions, et l'intégration d'une prime d'émission dans les statuts.
AVIS & PERSPECTIVES - NCap Régions aborde 2026 dans une configuration globalement saine, mais avec plusieurs paramètres d'inflexion qui méritent une lecture attentive au-delà des indicateurs de surface. La liquidité parfaite, la revalorisation du prix de part, la performance globale 2025 à 7,51 % et le TRI à 10 ans de 6,13 % constituent des atouts réels et rares dans l'univers des SCPI diversifiées françaises en 2025. La stratégie de diversification progressive — hôtellerie, activités technologiques, commerces alimentaires en centre-ville — et la premiumisation des acquisitions récentes (Balthazar Marseille, Cailabs Rennes, Voco Nantes) renforcent le potentiel de valorisation à moyen terme. Norma Capital s'inscrit explicitement dans une logique contra-cyclique sur les bureaux régionaux de qualité, convaincue d'un point d'entrée attractif avant une reprise que la SCPI anticipe dans les prochaines années. Trois points de vigilance sont cependant à surveiller. Le premier est la pression locative sur les baux en renouvellement : avec une WALB de 5,5 ans et une quinzaine d'actifs en difficulté de relocation identifiés par Norma Capital, la pression sur le TOF (déjà à 91,70 %) risque de persister en 2026 et 2027 dans un marché locatif de bureaux et commerces régionaux encore sous tension. Le second est l'épuisement du report à nouveau (0,30 €/part fin 2025) : tout décrochage du résultat courant lié aux renégociations de baux ou à une vacance prolongée se répercutera immédiatement sur le dividende distribué, sans possibilité de lissage. Le troisième est la montée progressive du levier — 20,36 % fin 2025, avec une trajectoire annoncée vers 25 % — qui, dans un environnement de taux de financement autour de 4,0 %, réduira mécaniquement le spread entre rendement immobilier (6,95 % brut) et coût de la dette, pesant sur le résultat courant futur. Ces éléments sont connus et assumés par la société de gestion dans une logique de long terme — la discipline et la prudence qui ont caractérisé les dix premières années de la SCPI constituent le meilleur garant de leur bonne gestion.