La souscription ou l'achat d'une part de SCPI est un investissement de nature immobilière à long terme. La durée de conservation recommandée se situe entre 8 et 10 ans et est indiquée dans le Document d'Informations Clefs (DIC) de chaque SCPI.
Les performances passées ne préjugent pas des performances futures et l'investisseur en SCPI est exposé à des risques :
Risque de perte en capital -
Le capital investi n'est pas garanti, sa valeur peut varier à la hausse comme à la baisse en fonction en particulier de l'évolution des marchés immobiliers.
Risque de baisse des revenus -
Ni le taux de distribution ni le dividende ne sont garantis. Les performances passées ne présagent pas des performances futures.
Risque de liquidité -
Ni la société de gestion, ni la SCPI elle-même ne garantissent la revente ou le retrait des parts. La sortie n’est possible que s’il existe une contrepartie ou s'il a été mis en place un mécanisme de cession des actifs en vertu de la réglementation (dans ce dernier cas la SCPI peut proposer un prix de sortie réduit).
Risque de change -
Certaines SCPI investies à l'étranger peuvent comporter un risque de change lié aux devises étrangères de pays situés hors de la zone euro. Ce risque peut avoir un impact négatif sur la valorisation des actifs immobiliers ainsi que sur les revenus associés.
Risque lié à la gestion discrétionnaire -
Le style de gestion pratiqué par la société de gestion pour le compte de la SCPI repose sur des anticipations de l’évolution des différents marchés et sur la sélection et la gestion des actifs. Il existe un risque que la SCPI ne soit pas investie sur les marchés ou immeubles les plus performants.
Paref Evo poursuit sa collecte en 2025 avec 3,59 M€ de souscriptions brutes et une capitalisation portée à 50,05 M€, tandis que la liquidité demeure assurée malgré une forte hausse du ratio de cession en fin d'exercice. La SCPI n'a réalisé ni acquisition ni arbitrage sur l'année et conserve un patrimoine intégralement investi en Pologne. L'exploitation se dégrade avec un taux d'occupation financier de 91,50 % au 31 décembre 2025 contre 94,40 % un an plus tôt, ce qui pèse sur les revenus locatifs et le résultat courant. La valeur du patrimoine et la valeur de reconstitution demeurent globalement stables, avec un prix de souscription maintenu à 250,00 €/part. Dans ce contexte, la distribution annuelle recule à 11,81 €/part brut, soit un taux de distribution de 4,72 %.
SOUSCRIPTION - La collecte brute de Paref Evo s'établit à 3,59 M€ en 2025, en recul par rapport aux 4,83 M€ de 2024. La dynamique de collecte ralentit progressivement au fil de l'exercice, avec seulement 0,05 M€ de collecte nette au quatrième trimestre contre 1,41 M€ au premier trimestre. Malgré cette décélération, la capitalisation progresse de 5,96 % pour atteindre 50,05 M€ au 31 décembre 2025 et le nombre d'associés s'établit à 1 077. 3 090 parts ont changé de mains par compensation pour un volume d'échange de 0,77 M€ et aucune part ne demeure en attente de retrait. La liquidité reste donc parfaitement assurée, même si la montée du ratio de cession jusqu'à 91 % au quatrième trimestre traduit une pression vendeuse nettement plus marquée qu'en début d'année.
ACQUISITION - Paref Gestion n'a réalisé aucun investissement en 2025, malgré une collecte nette positive sur l'exercice. Les disponibilités progressent ainsi à 3,92 M€ en fin d'année tandis que le patrimoine immobilier demeure stable autour de 40,69 M€. Le portefeuille reste composé de cinq actifs totalisant 17 060 m², exclusivement situés en Pologne. Cette absence d'investissement explique la stabilité des répartitions géographiques et sectorielles, avec un patrimoine exposé à 100,00 % à l'étranger et principalement aux bureaux. La société de gestion prépare néanmoins une phase de diversification en étudiant de nouvelles opportunités d'investissement en Europe sur différentes classes d'actifs.
CESSION - Aucun arbitrage n'a été réalisé au cours de l'exercice 2025. Le patrimoine est donc resté inchangé sur l'ensemble de l'année, sans rotation d'actifs ni matérialisation de plus-values. Cette stabilité du périmètre contribue à la faible variation des expertises immobilières constatée en fin d'exercice. La gestion s'est concentrée sur l'exploitation et la préservation des valeurs dans un environnement de marché encore marqué par des conditions de financement exigeantes. L'absence simultanée d'acquisitions et de cessions illustre ainsi une année d'attente avant la reprise annoncée du développement du portefeuille.
GESTION - Les performances opérationnelles se dégradent sensiblement en 2025 avec un taux d'occupation financier de 91,50 % à fin d'année contre 94,40 % fin 2024, soit une baisse de -290 bp. La hausse de la vacance constitue le principal fait marquant de l'exercice, le taux de locaux vacants passant de 5,60 % à 8,50 % sous l'effet notamment des libérations enregistrées sur les actifs Raclawicka et Browar Lubicz. Cette dégradation de l'occupation se traduit directement par une baisse des loyers encaissés, qui reculent à 15,69 €/part contre 19,25 €/part en 2024. Le résultat courant suit la même trajectoire, passant de 12,40 €/part à 9,08 €/part. Si le taux de franchise de loyer recule fortement à 1,80 %, l'amélioration demeure insuffisante pour compenser l'augmentation de la vacance.
VALORISATION - Malgré le recul des performances locatives, les valeurs patrimoniales demeurent remarquablement stables en 2025. Le prix de souscription reste inchangé à 250,00 € tandis que la valeur de reconstitution recule très légèrement de -0,53 % à 245,04 €/part. Le prix de part présente ainsi une surcote limitée de +2,02 % par rapport à la valeur de reconstitution. La valeur de réalisation s'établit à 213,42 €/part, en baisse marginale de -0,34 %, confirmant la résistance des expertises malgré un marché immobilier encore peu dynamique. La structure financière constitue un élément de soutien important, la SCPI ne présentant aucun endettement financier à fin 2025 et affichant un taux d'engagement de 0,00 %.
DISTRIBUTION - Paref Evo a distribué un dividende annuel brut de 11,81 €/part en 2025 contre 15,00 €/part en 2024, soit une baisse de -21,27 %. Après déduction de la fiscalité étrangère acquittée directement par la SCPI pour le compte des associés, le dividende net ressort à 9,07 €/part. Le recul de la distribution résulte directement de la baisse du résultat courant, lui-même affecté par la hausse de la vacance et le recul des loyers encaissés. Le résultat courant s'établit à 9,08 €/part en 2025 contre 12,40 €/part en 2024. Le dividende net est quasiment aligné sur le résultat courant, le niveau de report à nouveau limité à 0,04 €/part en début d'exercice ne permettant pas d'amortir la baisse de la performance opérationnelle. Le taux de distribution ressort ainsi à 4,72 % brut et 3,63 % net de fiscalité étrangère, dans un contexte opérationnel moins favorable qu'au cours des exercices précédents.
CONVOCATION - L'Assemblée Générale Ordinaire et Extraordinaire de Paref Evo se tiendra le 26 juin 2026 au siège social de la société de gestion. Au-delà de l'approbation des comptes, les associés sont appelés à se prononcer sur plusieurs évolutions statutaires importantes. La principale concerne un projet de division par cinq du nominal et du prix de la part, qui passerait de 250,00 € à 50,00 € sans modification de la valeur détenue par les associés. Cette opération vise à faciliter le réinvestissement des dividendes et à élargir la base d'investisseurs potentiels. Une faculté de décimalisation des parts est également proposée afin d'améliorer à terme la fluidité des mécanismes de réinvestissement et de liquidité.
AVIS & PERSPECTIVES - L'exercice 2025 marque un net ralentissement de la dynamique de SCPI Paref Evo. La dégradation de l'occupation et le recul des revenus locatifs ont directement pesé sur le résultat courant et la distribution, malgré une collecte qui demeure positive et une liquidité toujours assurée. La stabilité des expertises immobilières et l'absence totale d'endettement permettent toutefois de préserver les équilibres patrimoniaux de la SCPI. Le projet de division du nominal constitue l'un des principaux événements structurants de 2026, la société de gestion cherchant à rendre le produit plus accessible et à favoriser le réinvestissement des distributions. Pour 2026, l'enjeu prioritaire portera sur la remise en location des surfaces vacantes et la diversification du portefeuille, tant sur le plan géographique que sectoriel, afin d'améliorer la résilience du véhicule et de relancer sa trajectoire de croissance.