La souscription ou l'achat d'une part de SCPI est un investissement de nature immobilière à long terme. La durée de conservation recommandée se situe entre 8 et 10 ans et est indiquée dans le Document d'Informations Clefs (DIC) de chaque SCPI.
Les performances passées ne préjugent pas des performances futures et l'investisseur en SCPI est exposé à des risques :
Risque de perte en capital -
Le capital investi n'est pas garanti, sa valeur peut varier à la hausse comme à la baisse en fonction en particulier de l'évolution des marchés immobiliers.
Risque de baisse des revenus -
Ni le taux de distribution ni le dividende ne sont garantis. Les performances passées ne présagent pas des performances futures.
Risque de liquidité -
Ni la société de gestion, ni la SCPI elle-même ne garantissent la revente ou le retrait des parts. La sortie n’est possible que s’il existe une contrepartie ou s'il a été mis en place un mécanisme de cession des actifs en vertu de la réglementation (dans ce dernier cas la SCPI peut proposer un prix de sortie réduit).
Risque de change -
Certaines SCPI investies à l'étranger peuvent comporter un risque de change lié aux devises étrangères de pays situés hors de la zone euro. Ce risque peut avoir un impact négatif sur la valorisation des actifs immobiliers ainsi que sur les revenus associés.
Risque lié à la gestion discrétionnaire -
Le style de gestion pratiqué par la société de gestion pour le compte de la SCPI repose sur des anticipations de l’évolution des différents marchés et sur la sélection et la gestion des actifs. Il existe un risque que la SCPI ne soit pas investie sur les marchés ou immeubles les plus performants.
Paref Prima a délivré pour la deuxième année consécutive un taux de distribution de 5,00 % en 2025, avec un dividende brut de 13,61 €/part, en léger repli de -2,65 % par rapport à 2024. La SCPI a renoué avec les acquisitions au quatrième trimestre, avec un investissement de 16,20 M€ en Allemagne, tandis qu'un plan d'arbitrage de 28,55 M€ a généré des plus-values distribuables. Le marché secondaire reste sous tension, avec une absence totale de collecte nette sur l'exercice et un stock de parts en attente de retrait porté à 82 555 unités. La valeur de reconstitution progresse de +2,02 % à 264,68 €/part, plaçant le prix de souscription en légère surcote de +2,77 %, une surcote qui se réduit progressivement depuis 18 mois.
SOUSCRIPTION - La collecte brute de Paref Prima s'élève à 20,28 M€ en 2025, en nette progression par rapport aux 12,08 M€ de 2024, mais cette hausse des souscriptions n'a pas généré de collecte nette, l'intégralité des 74 547 parts souscrites ayant servi à compenser des demandes de retrait sur le marché secondaire. Le stock de parts en attente de retrait poursuit sa progression pour atteindre 82 555 unités en fin d'année, soit 2,40 % du capital, contre 30 124 parts un an plus tôt, signe d'une tension persistante du marché des parts malgré des souscriptions croissantes chaque trimestre depuis la fusion. Le ratio de liquidité à 3 mois se dégrade fortement, passant de 63 % fin 2024 à 30 % au quatrième trimestre 2025, pour un délai de cession désormais proche de 10 mois. En l'absence de collecte nette, la capitalisation demeure stable à 933,77 M€ pour 14 838 associés, une situation à surveiller dans la durée pour cette bien que la liquidité ne soit pas totalement bloquée.
ACQUISITION - Après plusieurs trimestres sans investissement, Paref Prima a renoué avec les acquisitions au quatrième trimestre 2025, avec l'achat d'un retail park à Naumburg en Allemagne pour 16,20 M€, intégralement loué à l'enseigne Kaufland sur un bail ferme de 12 ans et réalisé avec une décote de -3,9 % par rapport à la valeur d'expertise. Le patrimoine immobilier progresse ainsi de 951,25 M€ à 960,40 M€, soit +0,96 % à périmètre courant, mais +2,08 % à périmètre constant sous l'effet de la revalorisation des actifs existants. Le taux d'engagement consolidé (ratio ASPIM dettes et engagements) s'établit à 26,10 % fin 2025 contre 26,50 % fin 2024, une stabilisation du levier qui reflète le financement de l'acquisition de Naumburg par la trésorerie disponible ; le taux d'endettement financier classique, rapportant la dette aux actifs immobiliers, s'établit pour sa part à 26,7 % contre 27,0 % en 2024.
CESSION - La société de gestion PAREF a procédé à 4 cessions en 2025 pour un montant total de 28,55 M€, portant notamment sur deux retail parks allemands cédés au quatrième trimestre à des niveaux supérieurs aux valeurs d'expertise (+6,63 %) et aux prix d'acquisition (+12,1 %). Ce plan d'arbitrage a généré environ 2,4 M€ de plus-values brutes distribuables sur l'exercice, dont une partie au titre d'un plan d'arbitrage 2024 dont les cessions effectives sont intervenues en 2025. Ces opérations de cession, réalisées dans de bonnes conditions de valorisation, ont directement alimenté la distribution exceptionnelle de plus-value versée aux associés sur l'exercice.
GESTION - Le taux d'occupation financier de Paref Prima reste quasiment stable à 94,40 % fin 2025 contre 95,40 % fin 2024, soit -100 bp, confirmant une bonne tenue opérationnelle du portefeuille malgré une vacance en légère hausse à 5,60 %. Le départ du locataire Fobis (franchise OBI) à Naila, qui représentait près de 500 000 € de loyer annuel, constitue le principal mouvement défavorable de l'année sur l'occupation, bien qu'un nouveau bail ait été signé sur ce site début 2026. La gestion locative active s'est traduite par 105 renouvellements et prolongations de baux sur l'exercice, sécurisant des loyers sur des durées fermes allant jusqu'à 15 ans, dont la signature avec Kaufland sur l'actif de Riesa qui redynamise une cellule vacante depuis la faillite de Real en 2024. Le taux de recouvrement des loyers demeure élevé à 97,3 %, confirmant la résilience du patrimoine orienté commerces essentiels.
VALORISATION - Le prix de souscription de Paref Prima est resté stable à 272,00 €/part sur l'ensemble de l'exercice 2025. La valeur de reconstitution progresse de +2,02 % à 264,68 €/part contre 259,43 € fin 2024, soutenue par la hausse des valeurs d'expertise du patrimoine, ce qui réduit le prix de souscription à une surcote limitée de +2,77 %, en diminution progressive depuis 18 mois. La valeur de réalisation suit la même dynamique favorable, en hausse de +2,16 % à 212,19 €/part contre 207,71 € fin 2024, confirmant l'intérêt du marché pour les actifs de commerces essentiels qui composent l'essentiel du portefeuille de la SCPI Paref Prima.
DISTRIBUTION - Paref Prima a distribué un dividende brut de 13,61 €/part en 2025, en léger repli de -2,65 % par rapport aux 13,98 € de 2024, intégrant une distribution exceptionnelle de plus-value de 0,88 €/part. Avec 100 % du patrimoine situé à l'étranger, la fiscalité à la source s'élève à 0,97 €/part, ramenant le dividende net à 12,64 €/part, soit un taux de distribution net de 4,65 %. Le résultat courant net 2025 ressort à 11,19 €/part, nettement inférieur au dividende net distribué, ce qui traduit une surdistribution de 1,45 €/part financée par un prélèvement sur la réserve de plus-value et sur le report à nouveau, ce dernier reculant fortement de 0,70 € à 0,13 €/part sur l'exercice. Le conseil de surveillance souligne que ce report à nouveau désormais quasi épuisé imposera, pour maintenir le taux de distribution de 5,00 % à l'avenir, de s'appuyer sur le résultat récurrent et les plus-values de cession futures, plutôt que sur une réserve qui ne pourra plus jouer ce rôle d'amortisseur dans les prochains exercices.
CONVOCATION - L'Assemblée Générale Ordinaire d'approbation des comptes de l'exercice 2025 de Paref Prima se tiendra le 25 juin 2026 à 15h30, au Sofitel, à Paris. L'avis de convocation a été publié au Bulletin des Annonces Légales Obligatoires le 5 juin 2026, dans le respect du calendrier réglementaire.
AVIS & PERSPECTIVES - L'exercice 2025 de Paref Prima se caractérise par une reprise sélective de l'investissement après plusieurs trimestres d'attentisme, conjuguée à un plan d'arbitrage réussi qui a permis de maintenir le taux de distribution cible de 5,00 % malgré l'absence de collecte nette. La principale vigilance pour 2026 porte sur la soutenabilité de la distribution, le report à nouveau étant désormais quasi épuisé ; le maintien du taux cible repose donc davantage sur le résultat récurrent et sur de futures plus-values de cession. Un risque de refinancement est par ailleurs identifié par le conseil de surveillance, avec des échéances de dette de 22 M€ fin 2026 puis 60 M€ début 2027 à des conditions de taux nettement supérieures au niveau moyen actuel de 2,58 %, dans un contexte qui reste toutefois jugé résilient pour le patrimoine de commerces essentiels au cœur de cette SCPI investie en Allemagne.