La souscription ou l'achat d'une part de SCPI est un investissement de nature immobilière à long terme. La durée de conservation recommandée se situe entre 8 et 10 ans et est indiquée dans le Document d'Informations Clefs (DIC) de chaque SCPI.
Les performances passées ne préjugent pas des performances futures et l'investisseur en SCPI est exposé à des risques :
Risque de perte en capital -
Le capital investi n'est pas garanti, sa valeur peut varier à la hausse comme à la baisse en fonction en particulier de l'évolution des marchés immobiliers.
Risque de baisse des revenus -
Ni le taux de distribution ni le dividende ne sont garantis. Les performances passées ne présagent pas des performances futures.
Risque de liquidité -
Ni la société de gestion, ni la SCPI elle-même ne garantissent la revente ou le retrait des parts. La sortie n’est possible que s’il existe une contrepartie ou s'il a été mis en place un mécanisme de cession des actifs en vertu de la réglementation (dans ce dernier cas la SCPI peut proposer un prix de sortie réduit).
Risque de change -
Certaines SCPI investies à l'étranger peuvent comporter un risque de change lié aux devises étrangères de pays situés hors de la zone euro. Ce risque peut avoir un impact négatif sur la valorisation des actifs immobiliers ainsi que sur les revenus associés.
Risque lié à la gestion discrétionnaire -
Le style de gestion pratiqué par la société de gestion pour le compte de la SCPI repose sur des anticipations de l’évolution des différents marchés et sur la sélection et la gestion des actifs. Il existe un risque que la SCPI ne soit pas investie sur les marchés ou immeubles les plus performants.
France Investipierre affiche en 2025 une année marquée par une forte tension locative avec un TOF ASPIM en recul à 79,58 %, traduisant une vacance en hausse et un environnement de gestion plus contraint. La SCPI maintient néanmoins une distribution stable à 13,10 €/part, soutenue par le report à nouveau et les plus-values de cessions, ce qui permet de préserver un rendement facial élevé malgré la baisse du résultat courant. La collecte brute reste modérée à 5,12 M€, dans un contexte de marché secondaire actif mais orienté à la baisse du prix d’exécution, qui ressort à 175,68 €. La stratégie de gestion repose sur des arbitrages ciblés et des restructurations lourdes visant à améliorer la qualité du patrimoine et à reconstituer progressivement le taux d’occupation. La performance globale reste soutenue par une décote structurelle importante entre prix de marché et valeur de reconstitution, supérieure à 45 %.
SOUSCRIPTION - Sur une SCPI à capital fixe, l’activité du capital se matérialise exclusivement par le marché secondaire. En 2025, le volume échangé s’établit à 5,10 M€, correspondant à 28 642 parts, ce qui constitue le véritable indicateur de liquidité du titre. La notion de collecte brute est ici équivalente au volume exécuté, sans création de parts nouvelles, confirmant une mécanique purement secondaire. Le marché reste actif mais orienté par un ajustement du prix d’exécution, qui recule à 164,11 € en moyenne. Les parts en attente de cession atteignent 9 456 parts, traduisant une pression vendeuse persistante mais contenue à 0,56 % du capital. La liquidité demeure assurée mais dans un contexte de réajustement progressif des valorisations.
ACQUISITION - Aucun investissement direct n’a été réalisé en 2025, ce qui traduit une phase de gestion prudente du déploiement du capital dans un environnement immobilier encore incertain. La stratégie s’est concentrée sur l’optimisation du portefeuille existant via des restructurations lourdes et des investissements de valorisation estimés à environ 12 M€. Cette orientation confirme une logique de création de valeur par transformation des actifs plutôt que par expansion du patrimoine. L’absence d’acquisition directe renforce mécaniquement la priorité donnée au pilotage du risque locatif et à la stabilisation du TOF. Le cycle 2025 apparaît ainsi comme une année de transition entre arbitrage et repositionnement du portefeuille.
CESSION - Les cessions 2025 s’élèvent à environ 19,83 M€, avec la vente de plusieurs actifs de bureaux et d’un actif santé, illustrant une politique d’arbitrage active. Ces opérations concernent notamment des immeubles parisiens et régionaux dont les perspectives de valorisation étaient jugées limitées. La rotation du patrimoine permet de générer des liquidités destinées au financement des restructurations et à l’ajustement du profil de risque. Cette dynamique de cession contribue également à réduire l’exposition à certains actifs vacants ou structurellement fragilisés. Elle s’inscrit dans une logique de gestion progressive du portefeuille visant à améliorer la qualité moyenne des actifs détenus.
GESTION - Le taux d’occupation financier ASPIM recule à 79,58 %, traduisant une dégradation significative de la performance locative liée à des départs de locataires majeurs et à des restructurations en cours. Le taux d’occupation en exploitation confirme cette tendance avec un niveau inférieur à 75 %, ce qui reflète une vacance structurelle accrue sur plusieurs actifs. La gestion locative est marquée par une hausse de la vacance à plus de 20 %, compensée partiellement par des relocations et des prises à bail prévues en 2026. Cette phase illustre un cycle de recomposition du patrimoine avec une transformation progressive des immeubles vers des standards plus élevés. Le pilotage opérationnel repose sur une logique d’arbitrage entre vacance temporaire et création de valeur future.
VALORISATION - La valeur de reconstitution s’établit à 319,66 €/part en 2025, en légère progression, tandis que le prix d’exécution recule à 175,68 €/part, confirmant une décote structurelle très significative supérieure à 45 %. Cette situation traduit un décalage important entre valeur fondamentale et prix de marché, dans un contexte de correction du secteur immobilier tertiaire. Le patrimoine reste globalement stable en valeur à 469 M€, malgré des arbitrages et des investissements de restructuration importants. La dynamique de valorisation repose principalement sur la capacité future à restaurer le taux d’occupation et à revaloriser les actifs restructurés.
DISTRIBUTION - La distribution 2025 est maintenue à 13,10 €/part, en légère hausse par rapport à 2024, malgré une baisse du résultat courant à 10,39 €/part, traduisant un recours au report à nouveau et aux plus-values de cession. Cette structure met en évidence un écart entre performance opérationnelle et distribution effective, partiellement compensé par des réserves constituées les exercices précédents. Le rendement affiché reste stable mais repose sur un mécanisme de soutien interne plutôt que sur la seule génération locative. La politique de distribution illustre une phase de transition où la SCPI absorbe temporairement la faiblesse du TOF. Cette stratégie permet de lisser le revenu distribué tout en conservant une capacité d’ajustement future. Le taux de distribution ressort à 5,32%, calculé sur la base du prix de part moyen 2024 de 265,71 €. Cette référence historique ne reflète toutefois pas la réalité du marché en 2025, marqué par une forte baisse du prix acquéreur sur le marché secondaire. En retenant le dernier prix acquéreur constaté en 2025, le rendement instantané ressort significativement supérieur, traduisant un effet mécanique de revalorisation du rendement facial lié à la décote de marché.
CONVOCATION - L’Assemblée Générale Ordinaire se tiendra le 11 juin 2026 au siège social de la société de gestion, dans un contexte marqué par un suivi attentif de la situation locative et des arbitrages engagés. Les travaux du conseil de surveillance ont mis en avant la nécessité de poursuivre les efforts d’amélioration du taux d’occupation et de sécurisation des revenus. Les résolutions porteront notamment sur la gouvernance et l’ajustement des modalités de participation des associés. Cette étape s’inscrit dans un cycle de pilotage renforcé du portefeuille face aux tensions immobilières. Elle confirme la volonté de maintenir un cadre de gestion prudent et structuré.
AVIS & PERSPECTIVES - L’exercice 2025 constitue une phase de recalibrage pour la SCPI, marquée par une baisse du TOF, une pression locative accrue et une stratégie d’arbitrage active. Les restructurations engagées devraient constituer un levier de moyen terme pour restaurer la performance locative et stabiliser les revenus. La décote importante entre prix de marché et valeur de reconstitution traduit une situation de tension mais aussi un potentiel de revalorisation conditionné à l’amélioration opérationnelle. La priorité de gestion reste clairement orientée vers la reconquête du taux d’occupation et la modernisation du patrimoine. Dans ce contexte, la trajectoire 2026 dépendra principalement de la réussite des relocations et de la livraison des actifs restructurés.