La souscription ou l'achat d'une part de SCPI est un investissement de nature immobilière à long terme. La durée de conservation recommandée se situe entre 8 et 10 ans et est indiquée dans le Document d'Informations Clefs (DIC) de chaque SCPI.
Les performances passées ne préjugent pas des performances futures et l'investisseur en SCPI est exposé à des risques :
Risque de perte en capital -
Le capital investi n'est pas garanti, sa valeur peut varier à la hausse comme à la baisse en fonction en particulier de l'évolution des marchés immobiliers.
Risque de baisse des revenus -
Ni le taux de distribution ni le dividende ne sont garantis. Les performances passées ne présagent pas des performances futures.
Risque de liquidité -
Ni la société de gestion, ni la SCPI elle-même ne garantissent la revente ou le retrait des parts. La sortie n’est possible que s’il existe une contrepartie ou s'il a été mis en place un mécanisme de cession des actifs en vertu de la réglementation (dans ce dernier cas la SCPI peut proposer un prix de sortie réduit).
Risque de change -
Certaines SCPI investies à l'étranger peuvent comporter un risque de change lié aux devises étrangères de pays situés hors de la zone euro. Ce risque peut avoir un impact négatif sur la valorisation des actifs immobiliers ainsi que sur les revenus associés.
Risque lié à la gestion discrétionnaire -
Le style de gestion pratiqué par la société de gestion pour le compte de la SCPI repose sur des anticipations de l’évolution des différents marchés et sur la sélection et la gestion des actifs. Il existe un risque que la SCPI ne soit pas investie sur les marchés ou immeubles les plus performants.
La SCPI Foncière des Praticiens affiche en 2025 un taux de distribution de 5,50 %, stable sur un an, pour une capitalisation en hausse de 4,09 % à 171,73 M€. La collecte nette ralentit à 6,75 M€ contre 16,38 M€ en 2024, dans un contexte de hausse de rachat de parts. Le taux d'occupation financier reste élevé à 97,15 % et le WALB progresse fortement de 4 à 7 ans grâce à la livraison de 5 actifs pour 37 M€. Le ratio d'engagement transparisé recule à 21,68 % contre 24,85 % fin 2024, tandis que le ratio d'endettement bancaire strict progresse à 11,05 %, traduisant un basculement du financement VEFA vers la dette classique. Le résultat courant 2025 s'établit à 54,34 €/part, en retrait de -6,34 % par rapport à 2024.
SOUSCRIPTION - La collecte brute de Foncière des Praticiens s'établit à 14,54 M€ en 2025 contre 19,34 M€ en 2024, un recul significatif de la dynamique commerciale que le rapport du conseil de surveillance attribue à des conditions de financement plus restrictives et à une posture plus attentiste des investisseurs. Le rythme des rachats progresse en parallèle, avec un ratio de cession atteignant 94 % au premier trimestre puis 83 % au deuxième trimestre avant de se détendre à 13 % et 30 % sur les deux derniers trimestres. La collecte nette ressort ainsi à 6,75 M€ sur l'année, contre 16,38 M€ en 2024, apportée par 300 nouveaux associés portant le capital (2 859 associés à fin 2025). La liquidité demeure néanmoins pleinement assurée tout au long de l'exercice, avec un ratio de liquidité à trois mois maintenu à 100 % sur chaque trimestre, et la capitalisation progresse malgré tout de 4,09 % à 171,73 M€ fin 2025.
ACQUISITION - Aucune acquisition n'a été réalisée au cours de l'exercice 2025, une pause volontaire dans le programme d'investissement après les engagements pris les années précédentes. La SCPI a néanmoins pris livraison de 5 actifs pour un montant total de 37 M€, financés par les VEFA engagées antérieurement : trois centres de santé à Saint-Malo, Saint-Jacques de la Lande et Évreux, un centre de recherche à Pessac et une maison d'accueil spécialisée en Belgique. C'est précisément ce mécanisme de décaissement progressif des VEFA qui structure la lecture de l'engagement de la SCPI cette année : alors que l'emprise VEFA recule de 22,91 % à 17,38 % sur le seul second trimestre, la SCPI mobilise en parallèle un emprunt bancaire pour faire face aux appels de fonds, le ratio bancaire passant de 1,93 % à 6,64 % entre fin 2024 et mi-2025. Sur une base transparisée, incluant la quote-part de dette des filiales et SCI, le taux d'engagement global recule de 24,85 % fin 2024 à 21,68 % fin 2025 (-317 bp), tandis que le ratio d'endettement bancaire strict progresse de 2,73 % à 11,05 % sur la même période : la baisse de l'engagement total masque donc un basculement structurel du financement, les VEFA arrivant à échéance étant relayées par de la dette classique plutôt que purement absorbées par la collecte. Un nouvel emprunt de 6 M€ a d'ailleurs été souscrit le 28 avril 2026, postérieurement à la clôture.
CESSION - Aucune cession d'actif n'est intervenue au cours de l'exercice 2025, conformément à la stratégie de stabilisation du portefeuille engagée après les livraisons récentes.
GESTION - Le taux d'occupation financier de Foncière des Praticiens s'établit à 97,15 % fin 2025, quasiment stable (-29 bp) par rapport aux 97,44 % de fin 2024, malgré une légère dégradation de la vacance qui passe de 2,56 % à 2,85 % sur l'année. Les surfaces sous gestion restent globalement stables à 56 584 m², l'essentiel des mouvements locatifs du second trimestre se limitant à une libération de -291 m². Le WALB progresse fortement de 4,61 ans fin 2024 à 7,06 ans fin 2025, porté par les baux fermes de longue durée (9 à 25 ans) associés aux nouvelles livraisons, ce qui constitue un facteur de sécurisation des revenus locatifs à moyen terme. La société de gestion souligne par ailleurs que 63 % du patrimoine est désormais composé d'actifs neufs ou en cours de développement, limitant les besoins de travaux à court terme sur cette partie du portefeuille.
VALORISATION - Le prix de souscription de Foncière des Praticiens reste stable à 1 100,00 €/part en 2025, tandis que la valeur de reconstitution recule de -3,11 % à 1 048,65 €/part contre 1 082,36 € fin 2024. Le ratio de reconstitution s'établit à +4,90 %, plaçant le prix de souscription en légère surcote par rapport à la valeur de reconstitution. La valeur de réalisation diminue de -3,79 %, ce qui pèse sur le Rendement Global Immobilier 2025, ressorti à 1,71 % (taux de distribution de 5,50 % minoré de la variation d'ANR de -3,79 %). La valeur IFI 2025 ressort à 967,61 €/part pour un résident fiscal français et à 661,18 €/part pour un non-résident, compte tenu des 32 % du patrimoine situés à l'étranger.
DISTRIBUTION - Foncière des Praticiens a distribué un dividende brut de 60,50 €/part en 2025, un niveau équivalent à 2024. Avec 32 % de son patrimoine situé à l'étranger, la SCPI a payé 4,43 €/part de fiscalité à la source pour le compte de ses associés, ramenant le dividende net à 56,07 €/part. Le résultat courant 2025 s'établit à 54,34 €/part, en baisse de -6,34 % par rapport à 2024 (58,02 €), déjà net de cette fiscalité étrangère. La comparaison pertinente porte donc sur le dividende net de 56,07 €/part face à un résultat courant de 54,34 €/part : le dividende net excède le résultat de 1,73 €/part, soit une légère surdistribution financée par prélèvement sur le report à nouveau. Après versement de l'acompte, le report à nouveau s'établit en équivalent part en jouissance à 5,49 €/part, soit environ un mois de distribution.
CONVOCATION - L'Assemblée Générale Ordinaire d'approbation des comptes 2025 de Foncière des Praticiens se tiendra le 26-06-2026 à 10h en visioconférence. L'avis de convocation a été publié au Bulletin des Annonces Légales Obligatoires (BALO) le 29-05-2026.
AVIS & PERSPECTIVES - L'exercice 2025 de la Foncière de Praticiens se caractérise par une phase de consolidation volontaire, sans acquisition ni cession, après le déploiement intensif des années précédentes. Le point de vigilance principal pour 2026 porte sur deux situations locatives signalées par la société de gestion postérieurement à la clôture : des retards de chantier et un défaut de paiement de pénalités sur les actifs belges en VEFA, ayant conduit à mandater un audit externe sur la solidité financière du promoteur et de l'exploitant, ainsi qu'un défaut de paiement de la première échéance de loyer sur l'actif de Bordeaux livré fin janvier 2026, pour lequel une procédure de recouvrement a été engagée. Le conseil de surveillance indique qu'un impact sur la distribution 2026 ne peut être exclu à ce stade. Sur le plan financier, la diminution du taux d'engagement transparisé masque un transfert vers la dette bancaire classique (11,05 % contre 2,73 % un an plus tôt), un point structurant à suivre dans la mesure où les investissements 2026 et 2027 devraient être financés dans des conditions de marché toujours contraintes.