La souscription ou l'achat d'une part de SCPI est un investissement de nature immobilière à long terme. La durée de conservation recommandée se situe entre 8 et 10 ans et est indiquée dans le Document d'Informations Clefs (DIC) de chaque SCPI.
Les performances passées ne préjugent pas des performances futures et l'investisseur en SCPI est exposé à des risques :
Risque de perte en capital -
Le capital investi n'est pas garanti, sa valeur peut varier à la hausse comme à la baisse en fonction en particulier de l'évolution des marchés immobiliers.
Risque de baisse des revenus -
Ni le taux de distribution ni le dividende ne sont garantis. Les performances passées ne présagent pas des performances futures.
Risque de liquidité -
Ni la société de gestion, ni la SCPI elle-même ne garantissent la revente ou le retrait des parts. La sortie n’est possible que s’il existe une contrepartie ou s'il a été mis en place un mécanisme de cession des actifs en vertu de la réglementation (dans ce dernier cas la SCPI peut proposer un prix de sortie réduit).
Risque de change -
Certaines SCPI investies à l'étranger peuvent comporter un risque de change lié aux devises étrangères de pays situés hors de la zone euro. Ce risque peut avoir un impact négatif sur la valorisation des actifs immobiliers ainsi que sur les revenus associés.
Risque lié à la gestion discrétionnaire -
Le style de gestion pratiqué par la société de gestion pour le compte de la SCPI repose sur des anticipations de l’évolution des différents marchés et sur la sélection et la gestion des actifs. Il existe un risque que la SCPI ne soit pas investie sur les marchés ou immeubles les plus performants.
La SCPI PAREF Hexa traverse en 2025 une phase d’ajustement marquée par une forte correction de sa capitalisation à 201,14 M€ (-18,10 %) en raison d'une baisse de son prix de souscription à 172 €, conséquence de la baisse marquée de l'actif net réévalué de -15,53%. La liquidité du marché des parts reste sous tension avec 16 556 parts en attente de cession et un délai estimé proche de 18 mois, malgré un volume d’échanges équivalent à 4,59 M€. Le taux d’occupation financier recule à 90,30 %, reflétant une dégradation progressive de l’exploitation locative dans un contexte de libérations supérieures aux relocations. La distribution est maintenue à 12,60 €/part, soutenue par les revenus immobiliers et les arbitrages générateurs de plus-values, tandis que le taux de distribution reste stable à 6,00 %. La valeur de reconstitution ressort à 170,24 €, positionnant le prix de part ajustée le 18 décembre 2025 en légère surcote de +1,03 %, traduisant un réalignement quasi complet entre prix et valeur d’actif.
SOUSCRIPTION - Le marché des parts de PAREF Hexa enregistre en 2025 une activité soutenue avec une collecte brute de 4,59 M€, totalement compensée par les retraits et traduisant une absence de collecte nette sur l’exercice. Le volume échangé de 22 338 parts confirme un marché secondaire actif, sans création de capital additionnel. La capitalisation recule de 18,10 % à 201,14 M€, en lien avec l’ajustement du prix de souscription. La dynamique reste dominée par un marché de compensation, où la liquidité dépend essentiellement de l’équilibre entre souscriptions et retraits. Le profil de flux souligne une pression persistante sur la liquidité structurelle, sans déséquilibre brutal.
ACQUISITION - La SCPI PAREF Hexa n’a réalisé aucune acquisition en 2025, confirmant une posture prudente dans un marché d’investissement encore sélectif et en phase d’ajustement des valeurs. L’absence d’investissement traduit une stratégie centrée sur la gestion du portefeuille existant et l’arbitrage des actifs arrivés à maturité. Cette inertie sur le flux d’acquisition s’inscrit dans un contexte où la société de gestion privilégie la préservation de la valeur et la sélectivité plutôt que la croissance du patrimoine. La structure du portefeuille reste ainsi inchangée en nombre d’actifs mais évolue indirectement via les cessions réalisées. Cette absence de déploiement contribue mécaniquement à limiter la dilution du rendement mais ne permet pas de compenser la pression locative.
CESSION - L’année 2025 est marquée par une activité d’arbitrage structurée avec 2 cessions pour un volume total de 7,00 M€, portant sur des actifs logistiques et mixtes. Ces opérations ont généré des plus-values estimées à environ 2,8 M€, traduisant une bonne exécution des ventes dans un marché pourtant sélectif. Les actifs cédés ont été vendus à des niveaux supérieurs aux valeurs d’expertise, confirmant une capacité de création de valeur à la sortie. La politique d’arbitrage contribue ainsi à la génération de liquidités internes, mais reste néanmoins limitée en volume, sans impact structurel sur la taille globale du portefeuille.
GESTION - La gestion locative de PAREF Hexa se dégrade légèrement en 2025 avec un TOF ASPIM de 90,30 %, en recul de 330 bp sur un an, traduisant une tension progressive sur l’occupation des actifs. La vacance progresse à 9,70 %, tandis que les franchises de loyers atteignent 1,80 %, confirmant une pression commerciale accrue. Les surfaces sous gestion diminuent à 148 481 m², en lien avec les cessions et les libérations nettes supérieures aux relocations. Le fait marquant de l’exercice est le départ d’Audika de l’actif de Gennevilliers en décembre, portant sur 5 498 m² et un loyer annuel de 1,2 M€, représentant près de 8 % du patrimoine. La re-commercialisation de cet actif constitue l’enjeu locatif prioritaire de l’exercice 2026. Le solde locatif reste négatif sur l’exercice, indiquant une dynamique d’exploitation sous contrainte. Cette évolution pèse mécaniquement sur la capacité de génération de revenus récurrents.
VALORISATION - La SCPI PAREF Hexa enregistre une baisse significative de sa valeur de patrimoine, avec une valeur de reconstitution de 170,24 € et une baisse de -10,2 % à périmètre constant, reflétant l’ajustement du marché immobilier. Le prix de souscription est ajusté à 172,00 €, conduisant à une surcote limitée de +1,03 % par rapport à la valeur de reconstitution. La valeur de réalisation recule à 137,95 €, en baisse de -15,53 %, confirmant l’impact direct de la correction des actifs sur l’ANR. Le réalignement du prix de part permet de réduire les déséquilibres entre valeur de marché et valeur intrinsèque. Cette phase de réajustement place la SCPI dans une zone de valorisation plus neutre après plusieurs années de stabilité.
DISTRIBUTION - La distribution 2025 est maintenue à 12,60 €/part, stable par rapport à 2024, pour un taux de distribution de 6,00 %. Le résultat d’exercice s’établit en forte hausse de +22,05% à 15,11 €/part, supérieur au dividende versé, traduisant une large couverture de la distribution par les revenus courants. L’écart entre résultat et dividende permet un renforcement du report à nouveau, qui atteint 2,83 €/part, soit une base de sécurité équivalente à plusieurs mois de distribution. La structure de distribution 2025 repose cependant sur les revenus financiers et les produits de participations exceptionnelles en forte hausse, en complément des revenus locatifs qui demeurent stables. La politique de distribution reste ainsi prudente et globalement alignée avec la capacité bénéficiaire.
CONVOCATION - L’Assemblée Générale Ordinaire d’approbation des comptes 2025 s’est tenue le 23 juin 2026 à Paris et a porté sur l’examen des comptes annuels, de la distribution et des résolutions de gestion courante. Les documents préalables ont été mis à disposition des associés conformément aux obligations réglementaires. La société de gestion a présenté les évolutions de valorisation, de liquidité et de gestion locative, ainsi que les perspectives d’arbitrage et de repositionnement du portefeuille. Aucun élément de contestation majeur n’a été relevé dans les travaux du Conseil de surveillance. L’ensemble des résolutions a été soumis à l’approbation des associés dans le cadre habituel de gouvernance.
AVIS & PERSPECTIVES - L’exercice 2025 met en évidence une SCPI en phase de recalibrage, combinant ajustement de valorisation, pression sur la liquidité et dégradation modérée de l’exploitation locative. La stratégie à moyen terme repose sur la poursuite des arbitrages, la stabilisation du taux d’occupation et le repositionnement progressif du portefeuille dans un cycle immobilier encore incertain. La capacité de distribution demeure préservée à ce stade, le résultat opérationnel 2025 dépendant des revenus financiers et des opérations exceptionnelles. La dynamique du marché des parts restera un facteur clé d’équilibre en 2026. La SCPI évolue ainsi dans une phase de transition entre ajustement de valeur et recherche de stabilisation opérationnelle.