La souscription ou l'achat d'une part de SCPI est un investissement de nature immobilière à long terme. La durée de conservation recommandée se situe entre 8 et 10 ans et est indiquée dans le Document d'Informations Clefs (DIC) de chaque SCPI.
Les performances passées ne préjugent pas des performances futures et l'investisseur en SCPI est exposé à des risques :
Risque de perte en capital -
Le capital investi n'est pas garanti, sa valeur peut varier à la hausse comme à la baisse en fonction en particulier de l'évolution des marchés immobiliers.
Risque de baisse des revenus -
Ni le taux de distribution ni le dividende ne sont garantis. Les performances passées ne présagent pas des performances futures.
Risque de liquidité -
Ni la société de gestion, ni la SCPI elle-même ne garantissent la revente ou le retrait des parts. La sortie n’est possible que s’il existe une contrepartie ou s'il a été mis en place un mécanisme de cession des actifs en vertu de la réglementation (dans ce dernier cas la SCPI peut proposer un prix de sortie réduit).
Risque de change -
Certaines SCPI investies à l'étranger peuvent comporter un risque de change lié aux devises étrangères de pays situés hors de la zone euro. Ce risque peut avoir un impact négatif sur la valorisation des actifs immobiliers ainsi que sur les revenus associés.
Risque lié à la gestion discrétionnaire -
Le style de gestion pratiqué par la société de gestion pour le compte de la SCPI repose sur des anticipations de l’évolution des différents marchés et sur la sélection et la gestion des actifs. Il existe un risque que la SCPI ne soit pas investie sur les marchés ou immeubles les plus performants.
Ufifrance Immobilier est une SCPI à capital fixe dont le marché secondaire organisé a enregistré en 2025 une chute brutale du prix acquéreur de -27,99 %, passant de 111,70 €/part (fixing du 5 décembre 2024) à 80,43 €/part (fixing du 5 décembre 2025), sous une pression vendeuse continue et des volumes d'échange très réduits (4 290 parts, soit 0,21 % du capital). La décote du prix de marché par rapport à la valeur de reconstitution (182,50 €/part) atteint -55,93 % fin 2025 — un niveau qui reflète la défiance des investisseurs envers les bureaux franciliens plutôt qu'une réalité patrimoniale dégradée, le patrimoine étant concentré à 79,90 % à Paris intra-muros avec des actifs de qualité. Quatre cessions ont été réalisées pour 22,15 M€, permettant de réduire la dette de 16,15 M€ et le taux d'engagement de -190 bp à 27,20 %. Le taux d'occupation financier recule de -520 bp à 87,80 %, sous l'effet de la Tour Hekla (partiellement vacante) et de plusieurs actifs en cours de restructuration. La distribution s'établit à 4,40 €/part (-28,57 %), dont 0,80 €/part de plus-values, pour un taux de distribution de 3,62 %, tandis que le résultat courant (5,70 €/part) est nettement supérieur — la SCPI sous-distribuant délibérément pour constituer un report à nouveau de 10,50 €/part (plus de 35 mois de coupon). Les premiers fixings de 2026 (72,61 €/part en mars-mai) confirment la poursuite de la pression baissière.
SOUSCRIPTION - Ufifrance Immobilier est une SCPI à capital fixe : le nombre de parts en circulation est figé à 2 078 203 unités et la capitalisation n'évolue qu'en fonction du prix acquéreur constaté lors des confrontations mensuelles du marché secondaire organisé. La collecte nette est par définition nulle, et le ratio de cession à 100 % reflète simplement la mécanique de confrontation entre ordres d'achat et de vente, sans création ni destruction de capital. En 2025, 4 290 parts ont changé de mains pour un volume total de 391 024 € — un niveau d'activité extrêmement réduit (0,21 % du capital), traduisant une liquidité structurellement contrainte dans un marché dominé par les vendeurs. La tendance du carnet d'ordres est nettement baissière tout au long de l'exercice : le stock de parts en attente de cession progresse de 28 720 parts fin 2024 à 31 918 parts fin 2025 (1,54 % du capital, soit 2,57 M€ au prix acheteur), avec un pic à 30 102 parts au T2. Le prix acquéreur suit une trajectoire de baisse quasi continue — de 111,70 €/part au fixing du 5 décembre 2024 à 91,60 € en avril 2025, 87,13 € en juin, 83,78 € en septembre, puis 80,43 € au fixing du 5 décembre 2025 (-27,99 % sur l'année). Les premiers fixings de 2026 confirment cette tendance : prix acquéreur stable à 72,61 €/part sur les confrontations de mars, avril et mai 2026, avec des volumes plus significatifs (1 747 et 1 767 parts échangées en mars-avril), signalant que le marché cherche son niveau d'équilibre autour de 72-73 €/part. Le nombre de parts en attente de vente reste élevé à 35 372 parts au T1 2026, confirmant la persistance de la pression vendeuse.
ACQUISITION - Aucune acquisition n'a été réalisée en 2025. Praemia REIM concentre les ressources disponibles sur trois axes : le plan de travaux sur les actifs stratégiques (3ème Lieu à Paris, angle Saint-Germain, Cambium), le plan d'arbitrage pour maintenir la qualité du portefeuille, et la réduction de l'endettement. Le patrimoine s'établit à 22 actifs pour 48 711 m² fin 2025, intégralement situés en Île-de-France dont 79,90 % à Paris intra-muros (+480 bp vs 75,10 % fin 2024), la part de Paris progressant mécaniquement avec les cessions d'actifs de banlieue. La répartition sectorielle est quasi monolithique : bureaux à 98,80 % (vs 94,50 % fin 2024, les commerces rue Bonaparte ayant été cédés), le solde étant constitué d'un actif mixte (1,20 %). Le placement immobilier au bilan recule de -10,81 % à 384,09 M€, sous l'effet des cessions et de la baisse des valeurs vénales. La valeur vénale hors droits du patrimoine direct expertisée par Jones Lang Lasalle ressort à 320,49 M€ fin 2025. Le taux d'engagement recule à 27,20 % (-190 bp) grâce à la réduction de l'endettement : la dette financière passe de 81,26 M€ à 65,11 M€ (-16,15 M€) sur l'exercice, un désendettement significatif au regard de la taille du portefeuille, financé par les produits de cessions. Pour 2026, Praemia REIM annonce la poursuite du programme de travaux — notamment la livraison au T3 2026 de l'actif angle Saint-Germain (1 830 m², entièrement repensé avec terrasse végétalisée et services) — et du plan d'arbitrage, avec pour objectif de gestion active des dettes afin de limiter l'impact des charges financières sur la distribution.
CESSION - Quatre cessions ont été réalisées en 2025 pour un montant global de 22,15 M€, toutes avec des moins-values comptables. L'opération la plus significative est la cession au T2 des deux actifs commerciaux rue Bonaparte à Paris (6ème) pour 18,96 M€ net vendeur : une boutique de 340 m² louée à Marc O'Polo (acquise en 2012 pour 9,70 M€) et une boutique de 529 m² louée à Nespresso (acquise en 2013 pour 19,10 M€), soit un prix de vente total de 28,90 M€ contre une valeur nette comptable cumulée de 27,00 M€, générant une moins-value comptable de -7,54 M€. Ces cessions ont cependant permis de réduire la dette directe de plus du quart. Au T3, la cession de l'actif Quadrans Est (détenu indirectement via une SCI) n'a pas généré de trésorerie immédiate pour la SCPI mais a eu un effet positif sur la valorisation des participations. Au T4, un immeuble de bureaux à Nanterre (126 avenue Georges Clémenceau, 2 326 m², détenu depuis 1990) a été cédé pour 2,66 M€, en moins-value par rapport à sa valeur comptable de 4,29 M€. L'ensemble de ces arbitrages permet une réduction cumulée de l'endettement de 16 M€ depuis le début de l'année, conformément à la stratégie annoncée. Des congés reçus en 2025 pour 2026 portent sur 5 086 m² (10,44 % des surfaces en exploitation), signalant des tensions locatives supplémentaires à anticiper.
GESTION - Le taux d'occupation financier (TOF ASPIM) recule de -520 bp à 87,80 % fin 2025, dans un mouvement initié brutalement au T1 (-485 bp à 88,70 %) avant de se stabiliser aux trimestres suivants. La vacance brute atteint 12,20 % (+520 bp), avec 9 686 m² vacants au 31 décembre 2025 (taux d'occupation physique de 80,10 %). Deux actifs concentrent l'essentiel de la pression : la Tour Hekla à La Défense, dont la commercialisation progresse (21 % à 33 % en cours d'année) mais reste insuffisante, et l'actif 3ème Lieu à Paris, dont la restructuration s'est achevée en 2025 et dont les surfaces sont en cours de commercialisation. Les franchises de loyers présentent une forte volatilité trimestrielle — de 0,90 % au T1 à un pic de 18,60 % au T3 (+1 090 bp) avant de refluer à 14,10 % au T4 — reflétant les mesures d'accompagnement accordées dans le cadre de nouveaux baux. Le TOF en exploitation effective ressort à 67,90 % fin 2025, après avoir atteint un creux à 63,40 % au T3, un niveau qui matérialise le flux de revenus réellement encaissables dans les conditions actuelles. La WALB s'établit à 3,42 ans fin 2025, en raccourcissement continu (4,13 ans fin 2024), signalant une concentration des renouvellements à horizon 2028 dans un marché locatif encore sous pression. Les 10 premiers locataires représentent 74,2 % des flux locatifs — une concentration qui amplifie le risque de départ individuel. Les congés à venir pour 2026 (5 086 m²) laissent présager une poursuite de la pression sur le TOF.
VALORISATION - Pour une SCPI à capital fixe, la valeur de reconstitution n'est pas un indicateur réglementaire du prix de la part mais un repère analytique permettant d'apprécier le positionnement du marché secondaire par rapport à la réalité patrimoniale. La valeur de reconstitution recule de -8,34 % à 182,50 €/part fin 2025, sous l'effet conjugué de la baisse des valeurs vénales (-4,25 % sur l'année) et du levier d'endettement (27,20 %). La valeur de réalisation recule de -8,32 % à 163,15 €/part. Le prix acquéreur de fin d'exercice à 80,43 €/part affiche une décote de -55,93 % par rapport à la valeur de reconstitution et de -50,74 % par rapport à la valeur de réalisation — une déconnexion qui traduit la défiance structurelle des investisseurs envers les bureaux franciliens plutôt qu'une dégradation proportionnelle du patrimoine sous-jacent. Le marché immobilier parisien intra-muros, où se concentrent 79,90 % des actifs, affiche en effet des taux de vacance contenus (4 % à 6 % dans le Quartier Central des Affaires), très inférieurs aux 15 % observés à La Défense. La valeur IFI 2025 communiquée par Praemia REIM s'établit à 69,75 €/part (contre 96,18 €/part en 2024), identique pour les résidents et les non-résidents, reflet de l'exposition intégralement française du patrimoine. Le rendement global immobilier (RGI) ressort à -4,70 % (TD de 3,62 % diminué de -8,32 % de variation ANR). La performance globale annuelle (PGA), définie par l'ASPIM comme la somme du taux de distribution et de la variation du prix acquéreur moyen annuel, s'établit à -21,36 %.
DISTRIBUTION - Ufifrance Immobilier a distribué un dividende annuel brut de 4,40 €/part en 2025 (-28,57 %) par rapport aux 6,16 €/part de 2024, pour un taux de distribution de 3,62 %. La structure est uniforme sur l'ensemble des quatre trimestres à 1,10 €/part (versé les 30 avril, 31 juillet, 31 octobre 2025 et 30 janvier 2026). La distribution intègre 0,80 €/part de distribution de plus-values (0,20 €/part par trimestre), soit 18 % du coupon brut. La comparaison analytique pertinente est celle du dividende net (4,40 €, patrimoine 100 % français sans fiscalité étrangère) avec le résultat courant (5,70 €/part) : Ufifrance Immobilier sous-distribue délibérément de 1,30 €/part, abondant son report à nouveau à 10,50 €/part fin 2025 — soit plus de 35 mois de distribution au rythme actuel, en hausse par rapport aux 8,40 €/part de fin 2024. Cette politique de constitution de réserves est explicitement assumée par la société de gestion comme un outil de lissage dans les périodes difficiles. La réserve de plus-values recule à 1,45 €/part (contre 6,46 € fin 2024) sous l'effet des distributions de plus-values et des moins-values de cessions constatées. Pour 2026, Praemia REIM annonce une distribution prévisionnelle de 4,80 €/part pour une performance naturelle de 4,20 €/part — la différence étant financée par prélèvement partiel sur le report à nouveau, dans la logique de soutien au coupon pendant la phase de repositionnement des actifs.
CONVOCATION - L'Assemblée Générale Ordinaire d'approbation des comptes 2025 d'Ufifrance Immobilier se tiendra le 26 juin 2026 à 10h00, au siège social sis 36 rue de Naples, 75008 Paris. L'avis de convocation a été publié au BALO le 10 juin 2026. Cette assemblée soumet notamment aux associés des modifications statutaires relatives à la durée du mandat de l'expert en évaluation (portée à 6 ans) et à la fréquence des expertises (portée à 3 ans, l'actualisation restant annuelle pour cette SCPI), ainsi qu'une réduction des frais de transfert en cas de succession.
AVIS & PERSPECTIVES - Ufifrance Immobilier présente en 2025 une configuration paradoxale : un patrimoine parisien de qualité — 22 actifs, 79,90 % à Paris intra-muros, expertisés à 320,49 M€ — mais un prix de marché secondaire à 80,43 €/part qui ne valorise le patrimoine qu'à 167 M€ en capitalisation, soit moins de la moitié de sa valeur de réalisation (163,15 €/part × 2 078 203 parts = 339 M€). Cette décote de -50,74 % par rapport à la valeur de réalisation est le signal d'une défiance de marché, pas d'une valeur intrinsèque dégradée à proportion. Les premiers fixings de 2026 (72,61 €/part en mars-mai, avec des volumes en hausse à 1 747-1 767 parts) suggèrent que le marché cherche un plancher autour de 72-73 €/part acquéreur — niveau sur lequel les acheteurs commencent à se manifester en volume plus significatif. Trois facteurs conditionnent la trajectoire de réévaluation à moyen terme. Le premier est la montée en charge des actifs restructurés : la livraison de l'angle Saint-Germain au T3 2026 (1 830 m² premium en plein cœur du 6ème) et la commercialisation du 3ème Lieu sont les catalyseurs les plus proches. Le second est la résorption de la vacance Tour Hekla : à 33 % d'occupation fin 2025, cet actif de La Défense pèse sur le TOF global mais recèle un potentiel de revenus significatif si la commercialisation s'accélère. Le troisième est la poursuite du désendettement (dette réduite de 16,15 M€ en 2025, taux d'engagement à 27,20 %) qui allège mécaniquement les charges financières et améliore la capacité distributive — Praemia REIM annonce d'ailleurs une distribution 2026 de 4,80 €/part supérieure à la performance naturelle de 4,20 €/part, la différence étant financée par le report à nouveau (10,50 €/part, plus de 35 mois de réserve). Le risque principal à surveiller est celui des congés à venir en 2026 (5 086 m², 10,44 % des surfaces) qui pourraient accentuer la pression sur le TOF déjà à 87,80 % avant que les actifs restructurés ne compensent.