La souscription ou l'achat d'une part de SCPI est un investissement de nature immobilière à long terme. La durée de conservation recommandée se situe entre 8 et 10 ans et est indiquée dans le Document d'Informations Clefs (DIC) de chaque SCPI.
Les performances passées ne préjugent pas des performances futures et l'investisseur en SCPI est exposé à des risques :
Risque de perte en capital -
Le capital investi n'est pas garanti, sa valeur peut varier à la hausse comme à la baisse en fonction en particulier de l'évolution des marchés immobiliers.
Risque de baisse des revenus -
Ni le taux de distribution ni le dividende ne sont garantis. Les performances passées ne présagent pas des performances futures.
Risque de liquidité -
Ni la société de gestion, ni la SCPI elle-même ne garantissent la revente ou le retrait des parts. La sortie n’est possible que s’il existe une contrepartie ou s'il a été mis en place un mécanisme de cession des actifs en vertu de la réglementation (dans ce dernier cas la SCPI peut proposer un prix de sortie réduit).
Risque de change -
Certaines SCPI investies à l'étranger peuvent comporter un risque de change lié aux devises étrangères de pays situés hors de la zone euro. Ce risque peut avoir un impact négatif sur la valorisation des actifs immobiliers ainsi que sur les revenus associés.
Risque lié à la gestion discrétionnaire -
Le style de gestion pratiqué par la société de gestion pour le compte de la SCPI repose sur des anticipations de l’évolution des différents marchés et sur la sélection et la gestion des actifs. Il existe un risque que la SCPI ne soit pas investie sur les marchés ou immeubles les plus performants.
SELECTIPIERRE 2 enregistre une année 2025 marquée par une collecte nette quasi nulle (0,13 M€) dans un contexte de liquidité structurellement contrainte, avec de l'ordre de 15 000 parts en attente de retrait tout au long de l'exercice. L’activité de marché reste ainsi dominée par un équilibre entre souscriptions et retraits, et la mise en place d’un fonds de remboursement à partir de 2026 vise à fluidifier totalement les sorties. Le patrimoine immobilier recule légèrement en valeur (-3,56 %) sur fond de cessions d’actifs sans nouvel investissement, traduisant une phase d’arbitrage. Le taux d’occupation financier se replie à 90,44 %, affecté par une hausse des vacances et des franchises, tandis que la distribution progresse à 32,00 €/part, soutenue par des plus-values de cession. La valeur de reconstitution recule de -1,44 %, mais le prix de souscription conserve une légère décote de -1,53 %.
SOUSCRIPTION - L’exercice 2025 est caractérisé par une activité de collecte fortement ralentie avec une collecte brute de 3,63 M€ et une collecte nette limitée à 0,13 M€, traduisant un équilibre quasi parfait entre souscriptions et retraits. Le marché secondaire reste actif avec 4 541 parts échangées, mais la liquidité demeure structurellement contrainte. Le stock de parts en attente atteint 14 599 parts en fin d’exercice. Cette pression sur la liquidité conduit à une durée de cession estimée à plus de 3 ans, malgré une stabilisation progressive des flux en fin d’année. La capitalisation reste stable à 473,26 M€, traduisant une phase d’attentisme des investisseurs et une absence de dynamique de croissance externe. La mise en place du fonds de remboursement en 2026 constitue une réponse structurelle à cette tension de marché. La dynamique globale de souscription reflète ainsi une phase de transition marquée par une faible création nette de capital. Le marché des parts reste un point de vigilance majeur dans la lecture annuelle de la SCPI.
ACQUISITION - Aucun investissement n’a été réalisé au cours de l’exercice 2025, confirmant une stratégie de mise en pause des déploiements en période de faible collecte. L’absence d’acquisition s’inscrit dans une logique de préservation de la trésorerie et d’ajustement du bilan face à une liquidité contrainte. Le patrimoine ne s’est donc pas renforcé en volume, ce qui accentue mécaniquement la baisse du stock d’actifs sous gestion. Cette absence de déploiement traduit également une phase d’attente sur les opportunités de marché, dans un contexte immobilier encore en phase d’ajustement. Le ratio d’engagement reste modéré à 5,62 %, limitant le recours à l’effet de levier. La stratégie reste centrée sur la stabilisation du portefeuille existant plutôt que sur l’expansion. Cette situation illustre une phase cyclique de gestion prudente du bilan immobilier.
CESSION - L’année 2025 est marquée par une politique active d’arbitrage avec la cession de 4 actifs pour un montant total de 17,36 M€. Ces opérations ont permis de dégager environ 4,94 M€ de plus-values, contribuant au renforcement des réserves et au financement partiel de la distribution. Les cessions concernent principalement des actifs situés à Paris et en région parisienne, confirmant une logique de rotation ciblée du patrimoine. Une part significative des actifs cédés reste temporairement occupée, permettant de maintenir des revenus locatifs transitoires. Cette stratégie de désinvestissement s’inscrit dans une logique de gestion de la liquidité et de soutien au fonds de remboursement. Les arbitrages contribuent également à la réduction progressive du portefeuille, dont la valeur vénale recule à 409,1 M€. La dynamique de cession apparaît ainsi comme un levier central de gestion du cash-flow et de pilotage du passif.
GESTION - La gestion locative se dégrade en 2025 avec un taux d’occupation financier en baisse à 90,44 %, contre 95,35 % en 2024, traduisant une hausse des vacances et des franchises de loyers. Le taux d’occupation en exploitation recule plus fortement à 82,31 %, illustrant une tension locative accrue. Les surfaces vacantes progressent à 6 811 m², principalement sur des actifs en repositionnement ou en arbitrage. Les libérations de surfaces augmentent fortement, entraînant un solde locatif négatif de -2 473 m² sur l’exercice. La SCPI maintient néanmoins un niveau d’encaissement et de suivi locatif actif, avec une gestion individualisée des locataires en difficulté. Le patrimoine recule également en surface totale à 63 227 m², reflétant les cessions réalisées. Dans ce contexte, la gestion s’oriente vers une stabilisation progressive du portefeuille et une optimisation du taux d’occupation futur. L’environnement locatif reste donc un point d’attention structurel.
VALORISATION - La valeur de reconstitution recule de -1,44 % à 785,00 €/part, tandis que la valeur de réalisation baisse à 652,21 €/part, soit -1,78 %, reflétant l’ajustement des marchés immobiliers en 2025. Le prix de souscription reste stable à 773,00 €/part, conservant une décote de -1,53 % par rapport à la valeur de reconstitution. Le patrimoine immobilier est valorisé à 409,1 M€, en baisse de -3,6 % à périmètre courant. Cette évolution résulte à la fois des effets de marché et des cessions réalisées sur l’exercice. À périmètre constant, la valeur du patrimoine progresse légèrement de +1,0 %, traduisant une certaine résilience des actifs conservés. Le ratio d’engagement reste faible, limitant les tensions financières sur la structure. La valorisation globale reste donc relativement stable malgré un contexte immobilier encore ajusté.
DISTRIBUTION - La distribution 2025 s’établit à 32,00 €/part, en hausse par rapport à 31,50 €/part en 2024, dont 5,00 €/part issus de plus-values de cession. Le résultat courant ressort à 28,27 €/part, traduisant une couverture partielle de la distribution par les revenus récurrents. L’écart est compensé par les plus-values, permettant de soutenir le niveau de rendement sans déséquilibre immédiat. Le taux de distribution s’établit à 4,14 %, stable par rapport à l’exercice précédent. Le résultat net progresse légèrement à 17,30 M€, confirmant une stabilité opérationnelle du portefeuille. Le report à nouveau est renforcé à 17,22 €/part, offrant une capacité de lissage future. La structure de distribution reste donc mixte, combinant revenu courant et arbitrages. Cette mécanique traduit une gestion prudente du rendement dans un environnement de marché contraint.
CONVOCATION - L’Assemblée Générale Ordinaire se tiendra le 11 juin 2026 afin d’approuver les comptes de l’exercice 2025 de la SCPI Selectipierre 2. Les associés ont été appelés à se prononcer sur les comptes, la distribution et les résolutions relatives à l’organisation du fonds de remboursement. Ce dernier constitue un outil central de gestion de la liquidité, activé pour répondre au stock de parts en attente. Le renouvellement partiel du Conseil de Surveillance était également inscrit à l’ordre du jour, dans un contexte de suivi renforcé de la gouvernance. La tenue de cette assemblée s’inscrit dans un cadre réglementaire structuré et évolutif. Le dispositif de gouvernance reflète une attention accrue portée à la liquidité et à la gestion du capital.
AVIS & PERSPECTIVES - L’exercice 2025 s’inscrit dans une phase de transition pour la SCPI, marquée par une faible dynamique de collecte et une liquidité sous contrainte. La gestion active des arbitrages permet toutefois de générer des plus-values et de soutenir la distribution, dans un contexte de recul modéré des valeurs immobilières. Le portefeuille conserve une exposition dominante aux bureaux parisiens, limitant la diversification mais assurant une certaine résilience locative. Le recul du TOF et la hausse des vacances constituent des points de vigilance, notamment sur la dynamique locative future. Le fonds de remboursement mis en place en 2026 apparaît comme un levier structurant pour restaurer la fluidité du marché des parts. Dans cet environnement, la SCPI reste dans une logique de gestion prudente, centrée sur la stabilisation du patrimoine et la préservation du rendement.